Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

Pages

Album photos Costa-Rica 2013

 

L'équipe 2013 

La revue de presse 2010

 

Le Trail que l'on organise    

logo maxirace 2013

 

Nos partenaires   

dare2b Logo2

Nos vidéos

Team Raid sur Prologue INPG 2010...


Le team sur le Raid Huairasinchi 4ème de la Manche de Coupe du monde de Raid en Equateur 2010.


Le team raid sur le Raid EDHEC 2008


Préparation du team pour le XPD 2009, finale du championnat du monde de Raid aventure.


Le team pour le XPD 2008, sur la manche Portugaise de la coupe du monde de Raid aventure.

Le team raid Sur la Patagonia Expedition race 2008 :
29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 22:51

 

image 1

jeudi 11 Septembre 2014

Marine : Départ de Lyon l’après-midi, à trois, Nico nous retrouvant le lendemain.

Grâce au camion AUTOKA, on peut descendre toutes les affaires avec un véhicule : 4 caisses pour les VTT et des sacs et des sacs de vêtements, ravito, baudriers, combi...

 

Guillaume nous a trouvé un chouette petit gite à 30 minutes du Puy, on s'installe et on déballe nos affaires pour finir de préparer les sacs.

 

Guillaume : On fait une petite balade au coucher du soleil pour se mettre en apetit : la campagne alentours est magnifique. Puys, Monts, sucs, huches hérissent le paysage de leur forme volcanique.  Il y a notamment derrière le gite "la huche pointue" un étrange sommet rocheux couvert d'arbres ...on ne soupçonnait pas alors que 3jours plus tard nous passerions à quelques kms de là en VTT pdt le raid...

 

 

Vendredi 12 Septembre 2014

Marine : Le matin direction la zone de préparation pour les vérifications du matériel : tout redéballer puis tout réemballer. Tout est ok pour nous de la pharmacie aux éclairages en passant par les vêtements obligatoires. Petite révision-test de nos compétences en cordes, tout va bien pour nous, enfin avec les conseils de Fred c'est beaucoup plus facile.

 

Nico : Rennes-Lyon RAS, je retrouve les chauffeurs et après 30 minutes de bouchon et un détour chez Fred pour récupérer un haut de combinaison en néoprène de 5mm pour Marine (les guides parlent d’eau très froides dans les canyons), nous filons sur Le Puy.

Marine : L’après-midi, Nico nous rejoint : la photo d'équipe est faite !

Guillaume : et là miracle !, dans une étrange scène de lévitation ...l’effet Yogi nous saisit et l’équipe trouve l’harmonie et l’équilibre parfait !

 

image 2 

Nico : j’en profite pour valider les « cordes », sans soucis… Petit couac pour le téléphone non Sim-déloqué… Belle boulette. Ça fera un peu de stress en plus, bien inutile. Heureusement, le lendemain tout est réglé grâce à notre backoffice support ORANGE venue en force... Ouf !

 

Marine : Briefing en fin de journée, c'est l'occasion de voir toutes les équipes rassemblées, Pascal nous décrit  le programme de la semaine et les profils des différentes sections : ça va chauffer !

Nico : On en profite pour faire la distribution des infusions d’épices si célèbres. Tout le monde semblait content de recevoir sa boite de YOGI TEA… surtout Grégory.

 

3

 

Guillaume : VIP et petits fours: derniers contacts avec le monde civilisé

Nico : Contrairement aux autres années, il y a un nombre important de sections : 27 (dont 5 avec plusieurs activités). Le début sera progressif avec plusieurs petites sections…

Ça s’annonce copieux cette affaire. Mais comme pour un bon repas, le but sera de savourer chaque plat les uns après les autres, sous peine d’indigestion. En parlant de repas, le buffet offert par le conseil général est vraiment bien : pas mal de produit locaux et la découverte du sirop de verveine : une tuerie.

4

La vieille ville est vraiment très belle de nuit, mais il nous faut rentrer.


 

Samedi 13 Septembre 2014

Marine : Le lendemain, les sacs des deux stops sont rassemblés, tout est pesé, tout est prêt.

Nico : Comme à chaque fois, on pense être large… mais non. On réussira quand même à caser suffisamment de bouffe et de boissons pour l’ensemble du raid. Le briefing capitaine permet d’éclaircir les questionnements de tous, il faudra être vigilent avec le road book.

Fred : l’expérience des années précédentes nous a bien aidés dans cette préparation et facilité les contrôles. Tout est à peu près prêt ce qui nous permet d’être assez relaxe et de passer de bonnes nuits avant le départ. 

Marine : Enfin à 18h les chevaux sont lâchés : c'est parti pour un court prologue de CO urbaine dans la vieille ville du Puy. Évidemment ça démarre en trombes, et comme il fait beau, on monte très vite en température, Fred nous fait une orientation parfaite et Nico me donne un coup de main dans les bosses

Nico : Ce n’est pas trop tôt. Toutes ces semaines à préparer ça… se poser 10 000 questions rassurer les équipiers / se rassurer, planifier, peaufiner. Que d’efforts pour être sur cette ligne de départ… Enfin la libération… et le goût du sang dans la bouche… grosse foire au départ, je me calle avec Marine et zieute les 2 cocos… on est « assez bien » groupés. Belle perf de tous. Chacun joue son rôle, ça oriente, ça pointe, ça informe, ça pousse et ça courre aussi pas mal… les équipes se croisent et se recroisent selon les choix d’itinéraires… Un beau bordel en somme.

Fred : Enfin le départ : petit tour pour étaler le peloton avant la prise de carte et c’est partie, direct dans la pente. Il y a pas mal de monde et après la 2ème balise, je vois une opportunité de faire un meilleur choix, mais surtout de me séparer du groupe. Ce coup-ci, plus personne devant nous. J’ai une belle carte avec pleins de passages partout, comme j’aime, c’est cool. Toute l’équipe est là, nous « visitons » la vieille ville, si l’on fait abstraction du relief ! C’est le top de courir dans ce dédalle de ruelles. Nous finissons très bien, parmi les cadors et sans trop avoir forcé. Voilà un bon début.

 

5 

 

Marine : On finit à la 3ème place ex-aequo avec Arverne !

Nico : on profite encore un peu des copains et de la famille qui sont passées. Petit pincement au cœur en papotant avec l’Ours. Ça fait chaud au cœur et donne un peu plus de courage (on n’en manque pourtant pas). Mais ce n’est pas tout ça on a 35 km de VTT à boucler aujourd’hui.

Guillaume : Une section VTT sur une ancienne voie de chemin de fer, monotone mais les points de vues sont sympas et les passages dans de longs tunnels créés l’ambiance ...

Marine : On redescend ensuite en température pour une section de VTT en temps neutralisé : deux heures de balade bien agréables pour rejoindre le lac du Bouchet. Un bivouac nous attend, et après une courte nuit ponctuée d'un feu d'artifice.

Nico : On va faire une tente « MAXIRACE », avec les 3 équipes. Belle ambiance. Nous préparons aussi les kayaks. Un petit repas chaud et au dodo…

 

 

Dimanche 14 Septembre 2014

VTT 1

Marine : Nous démarrons vraiment : départ en masse à 5h pour une Co en canoë by night !

Fred : Nous avons des parcours différents et avant même le départ, nous remarquons que notre canoë est mal placé… Nous sommes à l’opposé de notre 1ere balise et nous n’avons plus le droit de changer de place ! Grr ça commence bien ! Le départ donné, nous laissons toutes les équipes se précipiter tandis que nous tirons les bateaux sur la berge pour se mettre à l’eau du bon côté. Mieux vaut tracter sur la berge que de croiser la route de soixante canoës déchainés. Une fois fait, avec Nico, nous allons pointer les balises. Un coup à droite, un coup à gauche du lac et on recommence.

Nico : Un beau bordel avec un placement aléatoire des bateaux, pour un départ, soit à droite, soit à gauche…Selon le classement de la veille… Meilleur est la classement, moins le nombre de balises à chercher est important et à distance.

 6

 

Guillaume : CO ludique sur un lac tout rond : comment trouver des balises sur le bord d’un lac tout rond ??? Je cherche encore…

Marine : Section moyenne de 30 minutes, ce n'est pas notre point fort, nous perdons quelques places.

Enchainement avec une petite section de vtt (14 km) qui nous amène au départ du premier kayak

Nico : Pas mal de pistes et de "vieux sentiers"… Petit soucis mécanique avec le dérailleur de Guillaume qui a pris une pierre… On a du mal à comprendre ce qu’il se passe dans le noir… Avec la finesse qui me caractérise, je remets la roulette en mouvement… Petite pensée Greg D, mon mécano préféré…

Fred : Dans cette première section VTT, je prends une gamelle à 200m de la fin et juste devant un photographe, sûrement pour me faire remarquer. Mais sans me faire mal, enfin c’est ce que je crois… Pour le canoë qui suit, je suis avec Nico. Nous sommes cool,  jusqu’au moment où, après un petit rapide, notre canoë se remplit à ras bord, puis … tout en douceur, on verse !!, bougre ils ne sont pas auto videur !! Plus on avançait et plus j’avais mal aux côtes ; et oui, la chute en vélo m’a fait plus mal que ce que je pensais.

 

KAYAK 1

Marine : 17 km qui se déroulent sans problème si ce n'est les bateaux à vider...et encore le nôtre n'a pas coulé !

Nico : Le nôtre si… On va du coup régulièrement écoper afin de ne pas faire du sous-marin.

Belle pas dure, histoire de se mettre en jambes…

 7

 

Marine : On repart en trek après avoir retraversé l'Allier à pieds dans une belle hauteur d'eau !

Fred : J’aide Marine à traverser car elle ne touche plus le fond ! Moi, en la tenant, c’est juste, mais à tous les deux, ça passe.

Marine : On fait le choix d'enlever les combis pour marcher avec tout le matos de kayak et rejoindre le départ du raft environ 7 km plus loin.

Nico : Une section assez chouette avec le beau temps, mais où l’on s’est un peu endormi dans la descente… En fait, on aura manqué de rythme tout au long de la course… Une leçon pour la prochaine fois.

 8 

 

 

RAFT :

Marine : J'étais un peu inquiète avant cette partie, manquant beaucoup d'expérience en rafting, mais il y avait finalement beaucoup moins d'eau que prévu. Nos deux barreurs successifs passent tout de même à l'eau, mais on profite du décor aussi. Je fais même une sieste de 5min sur les sacs : trop bien ! Fred qui s'est pris une gamelle en VTT commence à avoir mal aux côtes (Fred : Eh oui ! Ça commence à bien me travailler les côtes !)

 9

Nico : Effectivement, après la version 2012 prendre la barre était une lourde responsabilité, sachant que la cotation était la même. La taille de la rivière et les premiers rapides nous ont vite rassurés. Ça a été un bon moment, même si les sections d’eaux vives ne sont vraiment pas notre fort… Guillaume barrera la seconde partie avec autant de bonheur que moi.

 10

 

VTT 2 :

Marine : Après le raft, une grosse section de 95 km VTT nous attend pour nous faire faire le tour du Puy en Velay par le nord, puis prendre (enfin !) la direction du sud. C'est long mais cela passe bien pour ma part. Je bois et je m'alimente régulièrement. Pour les copains, ce n'est pas toujours le cas, mais le moral est bon et Fred optimise le tracé tandis que Nico veille à la cohésion du groupe en tractant Guillaume au besoin.

Nico : Cette section est assez fastidieuse. Routes et pistes sont majoritaires et avec de bons raidards, où Marine excelle au pédalage. Le bon côté, aura été d’aider au mieux Guillaume. Ce fut sans doute la plus moche section de tous les RIF réunis.

Guillaume : Première boulette. Alors que la nuit tombe on s’arrête : «Allez on met les gilets fluo ». Aïe … où je l’ai mis celui-là ? Zut il est resté dans la caisse VTT… Mes coéquipiers ne sont pas très contents, on risque de se prendre une pénalité pour ça … on repart et en roulant, je réfléchis à une solution de secours….Nico ton gilet est pas un peu grand ? Si j’en coupe une bande et je l’accroche à mon sac ça devrait faire l’affaire ? C’est son gilet souvenir des rides en roller à travers Lyon mais il accepte…on s’arrête à côté d’une ferme et commençons à découper le tissu….Pendant  ce temps, Fred entame la bavette avec le propriétaire et  en profite pour lâcher notre soucis de gilet...  « Pas de problème : je peux vous en donner un ! » j’arrête mon couteau à la moitié du gilet de Nico : on se regarde … Merde alors !

Fred : oui c’est long et ça monte ! La nuit tombe, nous passons en mode nuit. C'est-à-dire que rien ne change, il faut toujours avancer mais avec des lampes. Une petite traversée de rivière avec le vélo sur le dos nous agrémente le trajet, suivie d’une partie voie verte qui nous booste. Une heure en mode « avion » à faire des relais, puis retour au rythme plus lent lorsqu’il faut de nouveau attaquer les montées. Peu de temps avant la fin, je fais mon p’tit coup de moins bien. On stoppe un peu, puis je me remets doucement pour finir la section.

 

TREK 1 

Marine : Mais il faut bien poser les vélos et repartir à pieds : c'est une section de 42 km de trek dans le lit de rivières puis jusqu'au sommet du mont Mézenc qui nous attend. Au début, j'ai trouvé cela amusant mais après que ma cheville gauche a tourné 3 fois, beaucoup moins.

Nico : la progression "aqua-wild" est vraiment la marque de fabrique du RIF. Malheur à celui qui n’aura pas bien préparé ses pieds et négligé depuis le début de la course. L’équipe aura été soigneuse.

Fred : Ce qui lasse aussi, c’est les 5 ou 6 heures à marcher dans l’eau, passant d’une berge à l’autre pour tenter de marcher au sec.

Marine : L'orage nous rattrape et en moins de deux nous sommes trempés. On se prend la grêle et la foudre ne claque pas loin.

 

11

Nico : On n’aura pas été bon dans la gestion de cet évènement météo… Une mise à l’abri plus précoce et plus efficace aurait évité le refroidissement de l’équipe.

Marine : Je lutte pour ne pas avoir froid tout de suite et ne pas  laisser le moral s'échapper : heureusement, une belle montée nous permet de sortir de la rivière et de se réchauffer.

 12

Nico : Le passage à la mode Automne-Hiver sera assez épique. L’orage est redevenu pluie, puis crachin… Puis plus rien… Le soleil nous accompagne même dans l’ascension de la fin de journée.

 

Marine : Ouf, le mont Mézenc est en vue. Contents de ne pas être au somment à ce moment-là on a une pensée pour ceux qui s'y trouvent, par exemple les bénévoles !! Soins des pieds au sommet

 13

 

Nous repartons dans le début de la nuit. Nous faisons deux pauses de 10 minutes dans les sous-bois pour dormir un peu, puis un stop pour permettre à Fred de reprendre des forces car il a le bide en vrac.

Fred : La balise 18 va me poser pas mal de soucis ! Je fais un bon détour pour arriver à tomber dessus, suivi du CP10 qui n’est pas mieux. Je veux monter au sommet d’un mont par un chemin qui n’existe plus, demi-tour pour le reprendre par devant. C’est peut-être la nuit, la fatigue, mais mes compagnons ne râlent pas, sympas… ou endormis. Par contre, nous trouvons assez rapidement l’avant-dernière balise au milieu de pas grand-chose sur la carte. Elle a posé de très gros souci à beaucoup d’équipes. Certain passeront 5h à la trouver. Le raideur ne lâche rien…

Nico : À pied de nuit, c’est toujours plus compliqué… Fred se débrouille bien, mais nous pinaillons une première fois en cherchant un sentier pour accéder au sommet d’un suc… On aura bien fait de ne pas tenter le droit dans les genêts…s’eut été fatal. Fred nous montre son gros niveau d’orientation en allant chercher à l’azimut une balise qui s’annonçait bien compliquée. La classe ! La dernière balise avant la fin de la section aura aussi été prise "à la légère"… ça sentait l’écurie… Mais non, on fera un petit aller-retour au fond d’un ruisseau. Ce n‘est qu’anecdotique. La messe est dite depuis un certain temps. Le manque de rythme nous est fatal.

Marine : Arrivés au stop obligatoire, on a hâte de dormir au sec ! Peu d'équipes sont présentes ; nous savons que nous avons déjà perdu trop de temps pour repartir avant la barrière horaire suivante.

Nico : Cette pause va permettre de nous reposer et de repartir avec des affaires sèches. On aura aussi droit aux messages d’encouragements de nos supporters, une bonne source de réconfort. Les pieds au sec : un luxe qui n’a pas de prix. La motivation est là et l’on a hâte de poursuivre le chemin.

 

VTT 3 – 4

Marine : Nous repartons donc quelques heures plus tard, en VTT liaison, nous passons à proximité du premier canyon que nous ne pouvons faire et poursuivons jusqu'au second...8 h de VTT avec des chouettes points de vue, et une traversée de lac avec les vélos sur trois canoës !

Nico : Le début sur route va permettre de testé les prises de relais et le roulage en équipe… On a des progrès à faire, mais chacun met du sien et l’on avance bien. La suite de la section est beaucoup plus sympa avec de belles portions sur les crêtes au milieu des bruyères.

Fred : des chemins de crête au top, un paysage splendide et cette traversée avec les 4 vtt sur trois canoës accolés, ça c’est original. Et voilà encore un jour de passé.

 14

Marine : C'est la fin de l'après-midi, je mange mes sandwichs dont j'ai rêvé toute la journée, en enfilant la combi pour le canyon. Une petite erreur collective d'inattention nous fait perdre une demi-heure dans l'accès au canyon...au moins, on a chaud !

Fred : Oui, c’est où la descente au cayon ? Il faut suivre le chemin dixit l’orga. Nous, très relaxe nous avançons sur un chemin, accompagnés du frère de Guillaume qui nous a rejoint au CP. Il nous prend des photos. Relaxe, un peu trop car il n’y a plus de chemin, c’est où ? pfff… Rien sur la carte. Demi-tour jusqu'à voir des petits morceaux de rubalise discrèts. Ah c’est par là, ouf c’est reparti sur la bonne voie.

Marine : Il fait presque nuit dans le bas, et nous essayons de ne pas trainer.

 1516

 

Nous reprenons rapidement une autre équipe et nous retrouvons seuls pour profiter de la magie des lieux : les blocs et les vasques sous les étoiles, c'était vraiment somptueux !

 

Fred : j’ai fait pas mal de canyon mais là, la nuit, dans cette gorge étroite avec une roche très claire, c’est magique ! Ca rend vraiment bien sous nos lampes.

On ressort du canyon et (ça monte, ça monte !) ça chauffe ! Un court trek de 3 km et on rembarque en kayak sur le lac de Villefort. Il fait nuit avec bruine et brouillard, pas facile de trouver la trajectoire idéale.

Nico : Je suis assailli par le sommeil sur le kayak… c’est sans fin… Je dois vraiment prendre sur moi pour ne pas dormir… Quelle idée de dormir sur un kayak !!!

Marine : On choisit de faire un bon break à la sortie, il n'y a pas d'autre équipe sur place. Il se met à pleuvoir par intermittences.

 

 Trek 2

Marine : On repart dans la nuit; je n'ai pas réussi à dormir en même temps que les autres et je le paie rapidement. On finit par faire un stop qui me fait du bien : quel bonheur de dormir par terre dans un chemin ! Le trek est de taille moyenne (30 km), mais il pleut fort ce qui rend la marche en forêt difficile, pourtant nous progressons régulièrement.

Fred : Une bonne montée de quelques heures pour commencer, j’ai du mal à trouver un départ de chemin qui monte dans une vallée, puis j’en trouve un qui monte bien raid. Après 30min de montée il finit en cul de sac, oups, pas gloop. Bon je suis assez confiant sur ma position, alors je décide de couper à travers bois. Nous progressons à flanc de montagne, dans les bois, sous la pluie et de nuit. J’espère que cela ne va pas trop durer,  j’ai peur que mes compagnons craquent et me trucident. Mais ça va, ils ont le moral et au bout de 30 min nous arrivons sur le chemin attendu. Un peu plus haut le chemin disparait petit à petit jusqu'à devenir inexistant. Une nouvelle coupe nous mène à un gros chemin qui nous fait passer la crête. Puis c’est long, long, il pleut en continu, le froid et le brouillard s’installent, comme la monotonie.

Nico : Cette section est sans doute la partie la plus dure du raid… La pluie, le froid et la nuit… joli cocktail. Fred toujours aux manettes ne semble pas atteint pas les éléments et malgré ses tâtonnements nous mène par une piste à un… cul de sac. Hum… Non, non c’est très bien… D’autant que le jour se lève et que l’on voit la combe que l’on doit rejoindre… Il y a juste 40 minutes de coupe à flanc. Let’s go. On va ensuite trouvé la fameuse piste et hop ! Le moral remonte, mais ça ne discute plus trop. J’ai les mains humides et gelées et commence à ne plus sentir mes doigts…  Je sais ce que j’ai à faire pour les 30 prochaines minutes…

Marine : Je rêve du refuge situé à la prochaine balise où je pourrai mettre mon tee shirt sec ! Arrivés au refuge, on nous annonce que nous ne pouvons pas rentrer, car cela a été refusé aux autres équipes...argument entendu, sauf que certaines équipes y ont eu accès. Bref ! Je redémarre aussi rapidement que possible pour ne pas avoir froid.

Nico : Rien de tel qu’un peu de D+ pour se réchauffer… Les quelques myrtilles glanées sont un vrai bonheur.

Marine : J'ai tellement envie d'être au sec que je vois des maisons dans la forêt...Nico aussi ! (c’est vraiment pour te faire plaisir ;-))

Fred : Alors là, j’ai froid j’en ai marre et…  je me marre à fond ! Notre Marine voit des trucs partout : des balises, des maisons, même un campement de tentes (sûrement une équipe de scoutes !!). Le pire c’est qu’elle arrive à persuader notre Nico. Tu vois il y a des tentes là-bas et Nico qui se demande ce qu’elles font là. Puis un gros chalet (sûrement l’envie d’un bon feu). Mais pas de chance, tout n’est que rochers disséminés dans la forêt !!

Marine : La pluie diminue et nous profitons d'un beau cheminement le long du Tarn. On a faim, et on espère trouver un truc ouvert au prochain hameau...hélas !

Fred : C’est super beau. Un magnifique pont de pierre nous fait stop une minute pour l’admirer. Arrive un moment que je ne vais pas oublier ! Marine, dans ces hallucinations, monte en puissance depuis quelques heures. Mais là, nous somment arrivés au top ! Nous marchons l’un à côté de l’autre sur un chemin plutôt monotone lorsque je la vois regarder une branche sur le bord du chemin. Elle me regarde, puis de nouveau la branche et encore moi… Son air interrogatif me pousse à lui demander ce qu’il y a. « Quoi ? Tu as vu ? » « Non quoi ? »  «  Ben l’équipe ! » «  ? Quelle équipe ? » «  Ben l’équipe qui dort ! » «  Ou ça ? » «  Ben là ». Elle s’arrête, repart en arrière vers la branche au bord du chemin, et là, bien sûr d’elle, à 50 cm de la branche, « ben là, l’équipe qui dort »… Hou là là, nous voilà bien !  Je suis mort de rire, elle a un peu plus de mal lorsque je lui dit que ce n’est qu’une branche et non 4 personnes qui dorment. Voilà un de ces grands moments de vie en raid long. Ca va nous égailler pour un bon petit moment.

Marine : Enfin c'est la transition du Masméjan. On prend le temps de soigner nos pieds et de remettre du sec avant de repartir en VTT...pour 88 km !

Nico : On a vraiment pris cher sur cette section. Heureusement la météo parfaite pour la transition : pas de pluie et presque du soleil (bon ce n’est quand même pas les grosses chaleurs). J’en profite pour me faire soigner une petite crevasse sous un pied.

Fred : Cela fait une bonne heure que nous sommes repartis en VTT lorsqu’en pleine fort je vois arriver sur le chemin à 80m de moi un chien ? Non. Un quoi alors ! Non... Un LOUP ! Peut-être… Je lève le bras pour stopper mes compagnons. Nous voilà tous les quatre les uns à côté des autres à regarder cet animal qui s’est planté bien droit devant nous à nous fixer. Nous sommes stupéfiés devant lui, personne ne parle. Un instant plus tard il décide de partir, je repars vite pour l’apercevoir disparaitre dans la forêt d’un pas rapide et sûr de lui. Cet instant pour moi était une énigme. Si c’est réellement un loup, c’est vraiment très fort ! Par la suite j’ai recherché des images de loup, et ça correspond parfaitement à ce que j’ai vu ce soir là. J’en suis persuadé c’était bien un Loup, trop Fort.

 

VTT 5

Marine : Une pause avec une autre équipe Maxi Race pour se ravitailler en route.

Fred : Il y a toujours un moment comme celui-là dans un raid long ; Un arrêt dans une épicerie / bar perdue au milieu de nul part et nous voilà à acheter de tout, du chocolat au saucisson que l’on mange en même temps que notre chocolat chaud.

Marine : puis ce sont deux cerfs qui nous passent sous le nez en traversant la route  vive allure : heureusement que nous n'allions pas vite !, quelques minutes plus tard, c'est une demi-douzaine de biches qui courent dans le pré en contre bas de route, dans le même sens que nous...les compteurs vtt indiquent 30km/h, quelques instants irréels, mais cette fois ci ce n'était pas une hallucination.

Nico : Vraiment magique cette séquence avec les biches à nos côtés dans la descente sur Mayhres. On croisera un convoi de véhicules de bénévoles qui nous annonce que la course est neutralisée… doute et tristesse

Fred : Oui c’est la soirée des animaux. Les kilomètres défilent et notre forme monte, monte !  Sur cette grosse section de route, nous roulons en relais. Ça roule très fort.  Nous rattrapons les équipes les unes après les autres. Ca nous motive et personnes n’arrive à nous suivre. Ça fait plaisir d’avoir une forme pareille après ces jours de course. Puis nous croisons une voiture de l’orga qui nous  annonce qu’ils stoppent la course. Nous relâchons un peu les 10 derniers kilomètres et profitons de ce parcours nocturne entre fatigue et rigolade.

Marine : Enfin nous arrivons au deuxième stop à Camprieu...juste avant un déluge d’eau! Ouf ! On essaie de se reposer un peu mieux sachant que la course est neutralisée à cause de l'épisode cévenol en cours. Tout le monde est là et en sécurité. Bravo à l'orga pour cette gestion de crise.

 

This is the End

Marine : Après quelques heures de sommeil au sec, Pascal nous annonce le programme : la course reprendra pour les sections de trek et de cheval, après un transfert au Grau du Roi en bus. Exit les sections de bateau avec les rivières en crue et impossible d'organiser une autre fin de course. Nous sommes tous aussi déçus que les organisateurs, mais soulagés aussi de pouvoir reprendre le jeu, en sécurité.

Nico : Fin de l’histoire… La suite sera quelque peu insipide… la journée de pose nous aura bientôt ramené sur terre… On profitera tout de même du temps passé ensemble, mais le voyage est fini… et en quelques sortes, nous sommes déjà sur le trajet du retour.

Marine : Dans l'après-midi, nous visitons la grotte qui devait abriter la section de spéléo...elle est magnifique, avec un lac à traverser, on reviendra une autre fois !

Guillaume : En voyant la beauté de cette section, j’en ai la gorge serrée… Sur les traces de Martel, le fondateur de la spéléologie moderne, 125 ans après lui, nous aurions comme lui remonté le « Bonheur » (nom de la rivière… Si si !), par l’abime de Bramabiau !! ..

Nico : C’est avec Guy (responsable de la section spéléo) que nous visitons la grotte…Il nous raconte un peu le programme et nous emmène sur la fin de la section. Il est presque plus déçu que nous que cette épreuve n’est pas lieu.

Marine : Petit restau le soir et départ à 3h du mat en bus cette fois. Au Grau du Roi nous sommes attaqués par des quantités de moustiques assoiffés de sang : ma plus dure épreuve de la semaine ! L'attente est longue jusqu'au moment de récupérer nos chevaux, mais c'est enfin notre tour : ils sont un peu cabochards au début mais nous finissons ensuite par avancer et faire la section avec l'équipe des Sud-Africains : 2h30 de balade au milieu des flamands roses !

Guillaume : Ma meilleure section ! Mon destrier est tellement cool qu’il fait tout ce que je lui demande (mieux que ne l’ait fait mon destrier à 2 roues).

Nico : Poinçonner une balise sur un cheval qui veut suivre ses copains… c’est compliqué… Comment dire… c’est impossible… Peut-être avec 3 mains… je descends donc… sous les yeux hilares de Fred… C’est surtout la remontée qui sera problématique, quand la selle tourne autour du corps du cheval… Mais tout fini bien ! Personne n’a rien vu… ça restera entre Fred et moi !

C'est déjà la dernière section : 11km sur la plage avec le soleil couchant : bien organisé comme timing ! Bien reposés par l'interruption de la veille, on court vers la ligne d'arrivée, accompagnés par les parents de Fred.

Nico : malgré le déroulement des évènements, on se régale à courir sur la plage… le sable tantôt dur tantôt mou est bien taquin… Je joue avec les vagues pour rester sur le dur… Et à ce petit jeu, on ne gagne pas à tous les coups… La plage est à nous… les foulées sont légères… ou pas… dernière balise : Fred à la baguette… Bravo Maestro !

L’émotion est quand même là… Moins intense qu’une fin de course, mais ce fut une belle aventure… Sans doute la plus dure des 5 dernières éditions, si elle n’avait pas été tronquée…

Guillaume : 11 km de course non-stop pour finir ! Je ne lâcherai rien pour partager ce plaisir avec mes coéquipiers mais dur-dur... Au bilan, je limite les dégâts malgré ma préparation physique un peu limite. Mes coéquipiers étaient très forts tous dans leur domaine et nous en avions encore sous le capot pour finir en beauté les 2 jours restants… comment prévoir ?

C'est déjà fini, je suis heureuse d'être arrivée, sans blessure, tous les quatre. L'interruption a certainement changé la donne en termes de fatigue et de course car nous étions plutôt mieux que d'autres équipes. Mais pour une première sur cette durée, c'est une réussite. À quand le prochain, et où ??

 17

 

Guillaume : Le soir c’est la fête au Casino du Grau du Roi. Bravo aux vainqueurs !

(on gagne même une entrée au casino pour tenter notre chance au bandit manchot, mais faute de carte d’identité nous resterons devant la porte. Tant mieux … Le retour à la « civilisation » aurait été peut-être un peu trop brutal ?

18

 

 

 

 

 

Maintenant il faut tout ranger… Pour la prochaine fois !

 

 

19

Partager cet article

Repost 0
Published by Team raid74
commenter cet article

commentaires