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Le team raid Sur la Patagonia Expedition race 2008 :
23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 00:00

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Published by Team raid74 // DSN74
12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 19:26

Vous l'aurez certainement remarqué, ce blog n'était plus alimenté régulièrement. Nous avons donc choisi de vous donner rdv sur notre nouveau site internet, plus claire et aéré!

www.dsn74.fr

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 23:05
Renaissance d'un Trailer/Raider.
Salut les gars.
Comme vous le savez cette année je suis out ; et si je me suis aligné 
sur une course hier soir c'était simplement pour aller gambader près de 
chez moi à Lyon. Aucun objectif de performance car aucun entrainement. 
Mais j'apprends qu'il y a un sprint intermédiaire au premier kilo ! En 
bon vieux roublard je me l'adjuge devant un jeunot pas trop tactique ;-)
Ou comment montrer le maillot à moindre frais ! "Podium" en PJ.
Certains appelleraient ça un opportunisme désuet, d'autres avoir du 
métier ; quand on a fait du raid on sait qu'il faut toujours avoir le 
maillot dans le sac car tout peut arriver ! C'est ça aussi l'outdoor. ;-)
À très bientôt
Simon
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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 21:32
Le raid INP pour sa 20eme édition. Le raid s'est déroulé sur 3 jours en Chartreuse du 8 au 10 mai 2015 entre Chindrieux et Grenoble avec des étapes à La Bridoire et Saint Pierre d'Entremont. L'équipe de 5 s'est formée au dernier moment par l'intermédiaire de Gaby (merci à elle) et l'entente s'est avérée au top : partenaires performants et détendus, de bons moments partagés. Le raid est bien rodé, l'orga au top (malgrè qq hic mais sans conséquence) et les bénévoles aux petits soins. Les activités variés qui redonnent du dynamisme aux enchaînements : vtt, kayak, trail, CO mais aussi via corda, spéléo,CO aveugle,CO azimut, parcours d'obstacles. Sous forme de course au score de 9h le 1er jour, 7h le 2eme et 8h le dernier jours, il a fallu faire des choix stratégiques. Au milieu de tous ces jeunes heureusement l'équipe Yogi Tea était là pour nous soutenir :-)!! On finit 3eme à 8pts des 2eme : la lutte a été serrée avec les Speed Raiders tandis que les Chauds Patates finissent 1er. Valérie, Gaby & Gilles
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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 21:29
Témoignage d'un homme d'expériences qui découvre son potentiel de progression (par Manu Lang).
Fallait bien lancer la saison, donc l'occas proposée par Wil et la petite troupe DSN était bien sympa.
Ceci dit j'ai oublié un truc c'est qu'il faut se préparer pour une saison. J'espérais commencer l'entraînement le vendredi soir, mais j'ai pas trouvé le créneau.
Donc samedi matin me voilà sur la ligne de départ, avec la flotte et 3 sorties cap depuis la Diagonale.
On se retrouve avec Wil puis Raph (Druais) et quelques autres supers copains, pas de Jordan.
Ca part vite, bien trop pour moi, les gars comme les filles.
Puis au passage sur la voie rapide, c'est la débandade, un signaleur se loupe un peu et tout le peloton part à l'envers. Du coup après une petite relance, je me retrouve devant ;-))) la bien mauvaise idée.
Je ne tiens pas longtemps, et là je me fais passer, dépasser, repasser, ... la suite sera boue, fatigue puis douleur aux genoux sur le plat de départementale.
Jordan et Wil sont loins devant en grande forme. Raph avec ses crampes me double aussi. Je suis à l'arrêt au 21km et rentre au plus court.
Bien content d'avoir pris le départ, il faut juste retrouver un peu de temps et de motiv pour s'entrainer un minimum.
Sinon l'option crampons piolet pouvait bien passer.
Au plaisir de vous retrouver.
Manu
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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 22:51

 

image 1

jeudi 11 Septembre 2014

Marine : Départ de Lyon l’après-midi, à trois, Nico nous retrouvant le lendemain.

Grâce au camion AUTOKA, on peut descendre toutes les affaires avec un véhicule : 4 caisses pour les VTT et des sacs et des sacs de vêtements, ravito, baudriers, combi...

 

Guillaume nous a trouvé un chouette petit gite à 30 minutes du Puy, on s'installe et on déballe nos affaires pour finir de préparer les sacs.

 

Guillaume : On fait une petite balade au coucher du soleil pour se mettre en apetit : la campagne alentours est magnifique. Puys, Monts, sucs, huches hérissent le paysage de leur forme volcanique.  Il y a notamment derrière le gite "la huche pointue" un étrange sommet rocheux couvert d'arbres ...on ne soupçonnait pas alors que 3jours plus tard nous passerions à quelques kms de là en VTT pdt le raid...

 

 

Vendredi 12 Septembre 2014

Marine : Le matin direction la zone de préparation pour les vérifications du matériel : tout redéballer puis tout réemballer. Tout est ok pour nous de la pharmacie aux éclairages en passant par les vêtements obligatoires. Petite révision-test de nos compétences en cordes, tout va bien pour nous, enfin avec les conseils de Fred c'est beaucoup plus facile.

 

Nico : Rennes-Lyon RAS, je retrouve les chauffeurs et après 30 minutes de bouchon et un détour chez Fred pour récupérer un haut de combinaison en néoprène de 5mm pour Marine (les guides parlent d’eau très froides dans les canyons), nous filons sur Le Puy.

Marine : L’après-midi, Nico nous rejoint : la photo d'équipe est faite !

Guillaume : et là miracle !, dans une étrange scène de lévitation ...l’effet Yogi nous saisit et l’équipe trouve l’harmonie et l’équilibre parfait !

 

image 2 

Nico : j’en profite pour valider les « cordes », sans soucis… Petit couac pour le téléphone non Sim-déloqué… Belle boulette. Ça fera un peu de stress en plus, bien inutile. Heureusement, le lendemain tout est réglé grâce à notre backoffice support ORANGE venue en force... Ouf !

 

Marine : Briefing en fin de journée, c'est l'occasion de voir toutes les équipes rassemblées, Pascal nous décrit  le programme de la semaine et les profils des différentes sections : ça va chauffer !

Nico : On en profite pour faire la distribution des infusions d’épices si célèbres. Tout le monde semblait content de recevoir sa boite de YOGI TEA… surtout Grégory.

 

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Guillaume : VIP et petits fours: derniers contacts avec le monde civilisé

Nico : Contrairement aux autres années, il y a un nombre important de sections : 27 (dont 5 avec plusieurs activités). Le début sera progressif avec plusieurs petites sections…

Ça s’annonce copieux cette affaire. Mais comme pour un bon repas, le but sera de savourer chaque plat les uns après les autres, sous peine d’indigestion. En parlant de repas, le buffet offert par le conseil général est vraiment bien : pas mal de produit locaux et la découverte du sirop de verveine : une tuerie.

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La vieille ville est vraiment très belle de nuit, mais il nous faut rentrer.


 

Samedi 13 Septembre 2014

Marine : Le lendemain, les sacs des deux stops sont rassemblés, tout est pesé, tout est prêt.

Nico : Comme à chaque fois, on pense être large… mais non. On réussira quand même à caser suffisamment de bouffe et de boissons pour l’ensemble du raid. Le briefing capitaine permet d’éclaircir les questionnements de tous, il faudra être vigilent avec le road book.

Fred : l’expérience des années précédentes nous a bien aidés dans cette préparation et facilité les contrôles. Tout est à peu près prêt ce qui nous permet d’être assez relaxe et de passer de bonnes nuits avant le départ. 

Marine : Enfin à 18h les chevaux sont lâchés : c'est parti pour un court prologue de CO urbaine dans la vieille ville du Puy. Évidemment ça démarre en trombes, et comme il fait beau, on monte très vite en température, Fred nous fait une orientation parfaite et Nico me donne un coup de main dans les bosses

Nico : Ce n’est pas trop tôt. Toutes ces semaines à préparer ça… se poser 10 000 questions rassurer les équipiers / se rassurer, planifier, peaufiner. Que d’efforts pour être sur cette ligne de départ… Enfin la libération… et le goût du sang dans la bouche… grosse foire au départ, je me calle avec Marine et zieute les 2 cocos… on est « assez bien » groupés. Belle perf de tous. Chacun joue son rôle, ça oriente, ça pointe, ça informe, ça pousse et ça courre aussi pas mal… les équipes se croisent et se recroisent selon les choix d’itinéraires… Un beau bordel en somme.

Fred : Enfin le départ : petit tour pour étaler le peloton avant la prise de carte et c’est partie, direct dans la pente. Il y a pas mal de monde et après la 2ème balise, je vois une opportunité de faire un meilleur choix, mais surtout de me séparer du groupe. Ce coup-ci, plus personne devant nous. J’ai une belle carte avec pleins de passages partout, comme j’aime, c’est cool. Toute l’équipe est là, nous « visitons » la vieille ville, si l’on fait abstraction du relief ! C’est le top de courir dans ce dédalle de ruelles. Nous finissons très bien, parmi les cadors et sans trop avoir forcé. Voilà un bon début.

 

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Marine : On finit à la 3ème place ex-aequo avec Arverne !

Nico : on profite encore un peu des copains et de la famille qui sont passées. Petit pincement au cœur en papotant avec l’Ours. Ça fait chaud au cœur et donne un peu plus de courage (on n’en manque pourtant pas). Mais ce n’est pas tout ça on a 35 km de VTT à boucler aujourd’hui.

Guillaume : Une section VTT sur une ancienne voie de chemin de fer, monotone mais les points de vues sont sympas et les passages dans de longs tunnels créés l’ambiance ...

Marine : On redescend ensuite en température pour une section de VTT en temps neutralisé : deux heures de balade bien agréables pour rejoindre le lac du Bouchet. Un bivouac nous attend, et après une courte nuit ponctuée d'un feu d'artifice.

Nico : On va faire une tente « MAXIRACE », avec les 3 équipes. Belle ambiance. Nous préparons aussi les kayaks. Un petit repas chaud et au dodo…

 

 

Dimanche 14 Septembre 2014

VTT 1

Marine : Nous démarrons vraiment : départ en masse à 5h pour une Co en canoë by night !

Fred : Nous avons des parcours différents et avant même le départ, nous remarquons que notre canoë est mal placé… Nous sommes à l’opposé de notre 1ere balise et nous n’avons plus le droit de changer de place ! Grr ça commence bien ! Le départ donné, nous laissons toutes les équipes se précipiter tandis que nous tirons les bateaux sur la berge pour se mettre à l’eau du bon côté. Mieux vaut tracter sur la berge que de croiser la route de soixante canoës déchainés. Une fois fait, avec Nico, nous allons pointer les balises. Un coup à droite, un coup à gauche du lac et on recommence.

Nico : Un beau bordel avec un placement aléatoire des bateaux, pour un départ, soit à droite, soit à gauche…Selon le classement de la veille… Meilleur est la classement, moins le nombre de balises à chercher est important et à distance.

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Guillaume : CO ludique sur un lac tout rond : comment trouver des balises sur le bord d’un lac tout rond ??? Je cherche encore…

Marine : Section moyenne de 30 minutes, ce n'est pas notre point fort, nous perdons quelques places.

Enchainement avec une petite section de vtt (14 km) qui nous amène au départ du premier kayak

Nico : Pas mal de pistes et de "vieux sentiers"… Petit soucis mécanique avec le dérailleur de Guillaume qui a pris une pierre… On a du mal à comprendre ce qu’il se passe dans le noir… Avec la finesse qui me caractérise, je remets la roulette en mouvement… Petite pensée Greg D, mon mécano préféré…

Fred : Dans cette première section VTT, je prends une gamelle à 200m de la fin et juste devant un photographe, sûrement pour me faire remarquer. Mais sans me faire mal, enfin c’est ce que je crois… Pour le canoë qui suit, je suis avec Nico. Nous sommes cool,  jusqu’au moment où, après un petit rapide, notre canoë se remplit à ras bord, puis … tout en douceur, on verse !!, bougre ils ne sont pas auto videur !! Plus on avançait et plus j’avais mal aux côtes ; et oui, la chute en vélo m’a fait plus mal que ce que je pensais.

 

KAYAK 1

Marine : 17 km qui se déroulent sans problème si ce n'est les bateaux à vider...et encore le nôtre n'a pas coulé !

Nico : Le nôtre si… On va du coup régulièrement écoper afin de ne pas faire du sous-marin.

Belle pas dure, histoire de se mettre en jambes…

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Marine : On repart en trek après avoir retraversé l'Allier à pieds dans une belle hauteur d'eau !

Fred : J’aide Marine à traverser car elle ne touche plus le fond ! Moi, en la tenant, c’est juste, mais à tous les deux, ça passe.

Marine : On fait le choix d'enlever les combis pour marcher avec tout le matos de kayak et rejoindre le départ du raft environ 7 km plus loin.

Nico : Une section assez chouette avec le beau temps, mais où l’on s’est un peu endormi dans la descente… En fait, on aura manqué de rythme tout au long de la course… Une leçon pour la prochaine fois.

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RAFT :

Marine : J'étais un peu inquiète avant cette partie, manquant beaucoup d'expérience en rafting, mais il y avait finalement beaucoup moins d'eau que prévu. Nos deux barreurs successifs passent tout de même à l'eau, mais on profite du décor aussi. Je fais même une sieste de 5min sur les sacs : trop bien ! Fred qui s'est pris une gamelle en VTT commence à avoir mal aux côtes (Fred : Eh oui ! Ça commence à bien me travailler les côtes !)

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Nico : Effectivement, après la version 2012 prendre la barre était une lourde responsabilité, sachant que la cotation était la même. La taille de la rivière et les premiers rapides nous ont vite rassurés. Ça a été un bon moment, même si les sections d’eaux vives ne sont vraiment pas notre fort… Guillaume barrera la seconde partie avec autant de bonheur que moi.

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VTT 2 :

Marine : Après le raft, une grosse section de 95 km VTT nous attend pour nous faire faire le tour du Puy en Velay par le nord, puis prendre (enfin !) la direction du sud. C'est long mais cela passe bien pour ma part. Je bois et je m'alimente régulièrement. Pour les copains, ce n'est pas toujours le cas, mais le moral est bon et Fred optimise le tracé tandis que Nico veille à la cohésion du groupe en tractant Guillaume au besoin.

Nico : Cette section est assez fastidieuse. Routes et pistes sont majoritaires et avec de bons raidards, où Marine excelle au pédalage. Le bon côté, aura été d’aider au mieux Guillaume. Ce fut sans doute la plus moche section de tous les RIF réunis.

Guillaume : Première boulette. Alors que la nuit tombe on s’arrête : «Allez on met les gilets fluo ». Aïe … où je l’ai mis celui-là ? Zut il est resté dans la caisse VTT… Mes coéquipiers ne sont pas très contents, on risque de se prendre une pénalité pour ça … on repart et en roulant, je réfléchis à une solution de secours….Nico ton gilet est pas un peu grand ? Si j’en coupe une bande et je l’accroche à mon sac ça devrait faire l’affaire ? C’est son gilet souvenir des rides en roller à travers Lyon mais il accepte…on s’arrête à côté d’une ferme et commençons à découper le tissu….Pendant  ce temps, Fred entame la bavette avec le propriétaire et  en profite pour lâcher notre soucis de gilet...  « Pas de problème : je peux vous en donner un ! » j’arrête mon couteau à la moitié du gilet de Nico : on se regarde … Merde alors !

Fred : oui c’est long et ça monte ! La nuit tombe, nous passons en mode nuit. C'est-à-dire que rien ne change, il faut toujours avancer mais avec des lampes. Une petite traversée de rivière avec le vélo sur le dos nous agrémente le trajet, suivie d’une partie voie verte qui nous booste. Une heure en mode « avion » à faire des relais, puis retour au rythme plus lent lorsqu’il faut de nouveau attaquer les montées. Peu de temps avant la fin, je fais mon p’tit coup de moins bien. On stoppe un peu, puis je me remets doucement pour finir la section.

 

TREK 1 

Marine : Mais il faut bien poser les vélos et repartir à pieds : c'est une section de 42 km de trek dans le lit de rivières puis jusqu'au sommet du mont Mézenc qui nous attend. Au début, j'ai trouvé cela amusant mais après que ma cheville gauche a tourné 3 fois, beaucoup moins.

Nico : la progression "aqua-wild" est vraiment la marque de fabrique du RIF. Malheur à celui qui n’aura pas bien préparé ses pieds et négligé depuis le début de la course. L’équipe aura été soigneuse.

Fred : Ce qui lasse aussi, c’est les 5 ou 6 heures à marcher dans l’eau, passant d’une berge à l’autre pour tenter de marcher au sec.

Marine : L'orage nous rattrape et en moins de deux nous sommes trempés. On se prend la grêle et la foudre ne claque pas loin.

 

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Nico : On n’aura pas été bon dans la gestion de cet évènement météo… Une mise à l’abri plus précoce et plus efficace aurait évité le refroidissement de l’équipe.

Marine : Je lutte pour ne pas avoir froid tout de suite et ne pas  laisser le moral s'échapper : heureusement, une belle montée nous permet de sortir de la rivière et de se réchauffer.

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Nico : Le passage à la mode Automne-Hiver sera assez épique. L’orage est redevenu pluie, puis crachin… Puis plus rien… Le soleil nous accompagne même dans l’ascension de la fin de journée.

 

Marine : Ouf, le mont Mézenc est en vue. Contents de ne pas être au somment à ce moment-là on a une pensée pour ceux qui s'y trouvent, par exemple les bénévoles !! Soins des pieds au sommet

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Nous repartons dans le début de la nuit. Nous faisons deux pauses de 10 minutes dans les sous-bois pour dormir un peu, puis un stop pour permettre à Fred de reprendre des forces car il a le bide en vrac.

Fred : La balise 18 va me poser pas mal de soucis ! Je fais un bon détour pour arriver à tomber dessus, suivi du CP10 qui n’est pas mieux. Je veux monter au sommet d’un mont par un chemin qui n’existe plus, demi-tour pour le reprendre par devant. C’est peut-être la nuit, la fatigue, mais mes compagnons ne râlent pas, sympas… ou endormis. Par contre, nous trouvons assez rapidement l’avant-dernière balise au milieu de pas grand-chose sur la carte. Elle a posé de très gros souci à beaucoup d’équipes. Certain passeront 5h à la trouver. Le raideur ne lâche rien…

Nico : À pied de nuit, c’est toujours plus compliqué… Fred se débrouille bien, mais nous pinaillons une première fois en cherchant un sentier pour accéder au sommet d’un suc… On aura bien fait de ne pas tenter le droit dans les genêts…s’eut été fatal. Fred nous montre son gros niveau d’orientation en allant chercher à l’azimut une balise qui s’annonçait bien compliquée. La classe ! La dernière balise avant la fin de la section aura aussi été prise "à la légère"… ça sentait l’écurie… Mais non, on fera un petit aller-retour au fond d’un ruisseau. Ce n‘est qu’anecdotique. La messe est dite depuis un certain temps. Le manque de rythme nous est fatal.

Marine : Arrivés au stop obligatoire, on a hâte de dormir au sec ! Peu d'équipes sont présentes ; nous savons que nous avons déjà perdu trop de temps pour repartir avant la barrière horaire suivante.

Nico : Cette pause va permettre de nous reposer et de repartir avec des affaires sèches. On aura aussi droit aux messages d’encouragements de nos supporters, une bonne source de réconfort. Les pieds au sec : un luxe qui n’a pas de prix. La motivation est là et l’on a hâte de poursuivre le chemin.

 

VTT 3 – 4

Marine : Nous repartons donc quelques heures plus tard, en VTT liaison, nous passons à proximité du premier canyon que nous ne pouvons faire et poursuivons jusqu'au second...8 h de VTT avec des chouettes points de vue, et une traversée de lac avec les vélos sur trois canoës !

Nico : Le début sur route va permettre de testé les prises de relais et le roulage en équipe… On a des progrès à faire, mais chacun met du sien et l’on avance bien. La suite de la section est beaucoup plus sympa avec de belles portions sur les crêtes au milieu des bruyères.

Fred : des chemins de crête au top, un paysage splendide et cette traversée avec les 4 vtt sur trois canoës accolés, ça c’est original. Et voilà encore un jour de passé.

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Marine : C'est la fin de l'après-midi, je mange mes sandwichs dont j'ai rêvé toute la journée, en enfilant la combi pour le canyon. Une petite erreur collective d'inattention nous fait perdre une demi-heure dans l'accès au canyon...au moins, on a chaud !

Fred : Oui, c’est où la descente au cayon ? Il faut suivre le chemin dixit l’orga. Nous, très relaxe nous avançons sur un chemin, accompagnés du frère de Guillaume qui nous a rejoint au CP. Il nous prend des photos. Relaxe, un peu trop car il n’y a plus de chemin, c’est où ? pfff… Rien sur la carte. Demi-tour jusqu'à voir des petits morceaux de rubalise discrèts. Ah c’est par là, ouf c’est reparti sur la bonne voie.

Marine : Il fait presque nuit dans le bas, et nous essayons de ne pas trainer.

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Nous reprenons rapidement une autre équipe et nous retrouvons seuls pour profiter de la magie des lieux : les blocs et les vasques sous les étoiles, c'était vraiment somptueux !

 

Fred : j’ai fait pas mal de canyon mais là, la nuit, dans cette gorge étroite avec une roche très claire, c’est magique ! Ca rend vraiment bien sous nos lampes.

On ressort du canyon et (ça monte, ça monte !) ça chauffe ! Un court trek de 3 km et on rembarque en kayak sur le lac de Villefort. Il fait nuit avec bruine et brouillard, pas facile de trouver la trajectoire idéale.

Nico : Je suis assailli par le sommeil sur le kayak… c’est sans fin… Je dois vraiment prendre sur moi pour ne pas dormir… Quelle idée de dormir sur un kayak !!!

Marine : On choisit de faire un bon break à la sortie, il n'y a pas d'autre équipe sur place. Il se met à pleuvoir par intermittences.

 

 Trek 2

Marine : On repart dans la nuit; je n'ai pas réussi à dormir en même temps que les autres et je le paie rapidement. On finit par faire un stop qui me fait du bien : quel bonheur de dormir par terre dans un chemin ! Le trek est de taille moyenne (30 km), mais il pleut fort ce qui rend la marche en forêt difficile, pourtant nous progressons régulièrement.

Fred : Une bonne montée de quelques heures pour commencer, j’ai du mal à trouver un départ de chemin qui monte dans une vallée, puis j’en trouve un qui monte bien raid. Après 30min de montée il finit en cul de sac, oups, pas gloop. Bon je suis assez confiant sur ma position, alors je décide de couper à travers bois. Nous progressons à flanc de montagne, dans les bois, sous la pluie et de nuit. J’espère que cela ne va pas trop durer,  j’ai peur que mes compagnons craquent et me trucident. Mais ça va, ils ont le moral et au bout de 30 min nous arrivons sur le chemin attendu. Un peu plus haut le chemin disparait petit à petit jusqu'à devenir inexistant. Une nouvelle coupe nous mène à un gros chemin qui nous fait passer la crête. Puis c’est long, long, il pleut en continu, le froid et le brouillard s’installent, comme la monotonie.

Nico : Cette section est sans doute la partie la plus dure du raid… La pluie, le froid et la nuit… joli cocktail. Fred toujours aux manettes ne semble pas atteint pas les éléments et malgré ses tâtonnements nous mène par une piste à un… cul de sac. Hum… Non, non c’est très bien… D’autant que le jour se lève et que l’on voit la combe que l’on doit rejoindre… Il y a juste 40 minutes de coupe à flanc. Let’s go. On va ensuite trouvé la fameuse piste et hop ! Le moral remonte, mais ça ne discute plus trop. J’ai les mains humides et gelées et commence à ne plus sentir mes doigts…  Je sais ce que j’ai à faire pour les 30 prochaines minutes…

Marine : Je rêve du refuge situé à la prochaine balise où je pourrai mettre mon tee shirt sec ! Arrivés au refuge, on nous annonce que nous ne pouvons pas rentrer, car cela a été refusé aux autres équipes...argument entendu, sauf que certaines équipes y ont eu accès. Bref ! Je redémarre aussi rapidement que possible pour ne pas avoir froid.

Nico : Rien de tel qu’un peu de D+ pour se réchauffer… Les quelques myrtilles glanées sont un vrai bonheur.

Marine : J'ai tellement envie d'être au sec que je vois des maisons dans la forêt...Nico aussi ! (c’est vraiment pour te faire plaisir ;-))

Fred : Alors là, j’ai froid j’en ai marre et…  je me marre à fond ! Notre Marine voit des trucs partout : des balises, des maisons, même un campement de tentes (sûrement une équipe de scoutes !!). Le pire c’est qu’elle arrive à persuader notre Nico. Tu vois il y a des tentes là-bas et Nico qui se demande ce qu’elles font là. Puis un gros chalet (sûrement l’envie d’un bon feu). Mais pas de chance, tout n’est que rochers disséminés dans la forêt !!

Marine : La pluie diminue et nous profitons d'un beau cheminement le long du Tarn. On a faim, et on espère trouver un truc ouvert au prochain hameau...hélas !

Fred : C’est super beau. Un magnifique pont de pierre nous fait stop une minute pour l’admirer. Arrive un moment que je ne vais pas oublier ! Marine, dans ces hallucinations, monte en puissance depuis quelques heures. Mais là, nous somment arrivés au top ! Nous marchons l’un à côté de l’autre sur un chemin plutôt monotone lorsque je la vois regarder une branche sur le bord du chemin. Elle me regarde, puis de nouveau la branche et encore moi… Son air interrogatif me pousse à lui demander ce qu’il y a. « Quoi ? Tu as vu ? » « Non quoi ? »  «  Ben l’équipe ! » «  ? Quelle équipe ? » «  Ben l’équipe qui dort ! » «  Ou ça ? » «  Ben là ». Elle s’arrête, repart en arrière vers la branche au bord du chemin, et là, bien sûr d’elle, à 50 cm de la branche, « ben là, l’équipe qui dort »… Hou là là, nous voilà bien !  Je suis mort de rire, elle a un peu plus de mal lorsque je lui dit que ce n’est qu’une branche et non 4 personnes qui dorment. Voilà un de ces grands moments de vie en raid long. Ca va nous égailler pour un bon petit moment.

Marine : Enfin c'est la transition du Masméjan. On prend le temps de soigner nos pieds et de remettre du sec avant de repartir en VTT...pour 88 km !

Nico : On a vraiment pris cher sur cette section. Heureusement la météo parfaite pour la transition : pas de pluie et presque du soleil (bon ce n’est quand même pas les grosses chaleurs). J’en profite pour me faire soigner une petite crevasse sous un pied.

Fred : Cela fait une bonne heure que nous sommes repartis en VTT lorsqu’en pleine fort je vois arriver sur le chemin à 80m de moi un chien ? Non. Un quoi alors ! Non... Un LOUP ! Peut-être… Je lève le bras pour stopper mes compagnons. Nous voilà tous les quatre les uns à côté des autres à regarder cet animal qui s’est planté bien droit devant nous à nous fixer. Nous sommes stupéfiés devant lui, personne ne parle. Un instant plus tard il décide de partir, je repars vite pour l’apercevoir disparaitre dans la forêt d’un pas rapide et sûr de lui. Cet instant pour moi était une énigme. Si c’est réellement un loup, c’est vraiment très fort ! Par la suite j’ai recherché des images de loup, et ça correspond parfaitement à ce que j’ai vu ce soir là. J’en suis persuadé c’était bien un Loup, trop Fort.

 

VTT 5

Marine : Une pause avec une autre équipe Maxi Race pour se ravitailler en route.

Fred : Il y a toujours un moment comme celui-là dans un raid long ; Un arrêt dans une épicerie / bar perdue au milieu de nul part et nous voilà à acheter de tout, du chocolat au saucisson que l’on mange en même temps que notre chocolat chaud.

Marine : puis ce sont deux cerfs qui nous passent sous le nez en traversant la route  vive allure : heureusement que nous n'allions pas vite !, quelques minutes plus tard, c'est une demi-douzaine de biches qui courent dans le pré en contre bas de route, dans le même sens que nous...les compteurs vtt indiquent 30km/h, quelques instants irréels, mais cette fois ci ce n'était pas une hallucination.

Nico : Vraiment magique cette séquence avec les biches à nos côtés dans la descente sur Mayhres. On croisera un convoi de véhicules de bénévoles qui nous annonce que la course est neutralisée… doute et tristesse

Fred : Oui c’est la soirée des animaux. Les kilomètres défilent et notre forme monte, monte !  Sur cette grosse section de route, nous roulons en relais. Ça roule très fort.  Nous rattrapons les équipes les unes après les autres. Ca nous motive et personnes n’arrive à nous suivre. Ça fait plaisir d’avoir une forme pareille après ces jours de course. Puis nous croisons une voiture de l’orga qui nous  annonce qu’ils stoppent la course. Nous relâchons un peu les 10 derniers kilomètres et profitons de ce parcours nocturne entre fatigue et rigolade.

Marine : Enfin nous arrivons au deuxième stop à Camprieu...juste avant un déluge d’eau! Ouf ! On essaie de se reposer un peu mieux sachant que la course est neutralisée à cause de l'épisode cévenol en cours. Tout le monde est là et en sécurité. Bravo à l'orga pour cette gestion de crise.

 

This is the End

Marine : Après quelques heures de sommeil au sec, Pascal nous annonce le programme : la course reprendra pour les sections de trek et de cheval, après un transfert au Grau du Roi en bus. Exit les sections de bateau avec les rivières en crue et impossible d'organiser une autre fin de course. Nous sommes tous aussi déçus que les organisateurs, mais soulagés aussi de pouvoir reprendre le jeu, en sécurité.

Nico : Fin de l’histoire… La suite sera quelque peu insipide… la journée de pose nous aura bientôt ramené sur terre… On profitera tout de même du temps passé ensemble, mais le voyage est fini… et en quelques sortes, nous sommes déjà sur le trajet du retour.

Marine : Dans l'après-midi, nous visitons la grotte qui devait abriter la section de spéléo...elle est magnifique, avec un lac à traverser, on reviendra une autre fois !

Guillaume : En voyant la beauté de cette section, j’en ai la gorge serrée… Sur les traces de Martel, le fondateur de la spéléologie moderne, 125 ans après lui, nous aurions comme lui remonté le « Bonheur » (nom de la rivière… Si si !), par l’abime de Bramabiau !! ..

Nico : C’est avec Guy (responsable de la section spéléo) que nous visitons la grotte…Il nous raconte un peu le programme et nous emmène sur la fin de la section. Il est presque plus déçu que nous que cette épreuve n’est pas lieu.

Marine : Petit restau le soir et départ à 3h du mat en bus cette fois. Au Grau du Roi nous sommes attaqués par des quantités de moustiques assoiffés de sang : ma plus dure épreuve de la semaine ! L'attente est longue jusqu'au moment de récupérer nos chevaux, mais c'est enfin notre tour : ils sont un peu cabochards au début mais nous finissons ensuite par avancer et faire la section avec l'équipe des Sud-Africains : 2h30 de balade au milieu des flamands roses !

Guillaume : Ma meilleure section ! Mon destrier est tellement cool qu’il fait tout ce que je lui demande (mieux que ne l’ait fait mon destrier à 2 roues).

Nico : Poinçonner une balise sur un cheval qui veut suivre ses copains… c’est compliqué… Comment dire… c’est impossible… Peut-être avec 3 mains… je descends donc… sous les yeux hilares de Fred… C’est surtout la remontée qui sera problématique, quand la selle tourne autour du corps du cheval… Mais tout fini bien ! Personne n’a rien vu… ça restera entre Fred et moi !

C'est déjà la dernière section : 11km sur la plage avec le soleil couchant : bien organisé comme timing ! Bien reposés par l'interruption de la veille, on court vers la ligne d'arrivée, accompagnés par les parents de Fred.

Nico : malgré le déroulement des évènements, on se régale à courir sur la plage… le sable tantôt dur tantôt mou est bien taquin… Je joue avec les vagues pour rester sur le dur… Et à ce petit jeu, on ne gagne pas à tous les coups… La plage est à nous… les foulées sont légères… ou pas… dernière balise : Fred à la baguette… Bravo Maestro !

L’émotion est quand même là… Moins intense qu’une fin de course, mais ce fut une belle aventure… Sans doute la plus dure des 5 dernières éditions, si elle n’avait pas été tronquée…

Guillaume : 11 km de course non-stop pour finir ! Je ne lâcherai rien pour partager ce plaisir avec mes coéquipiers mais dur-dur... Au bilan, je limite les dégâts malgré ma préparation physique un peu limite. Mes coéquipiers étaient très forts tous dans leur domaine et nous en avions encore sous le capot pour finir en beauté les 2 jours restants… comment prévoir ?

C'est déjà fini, je suis heureuse d'être arrivée, sans blessure, tous les quatre. L'interruption a certainement changé la donne en termes de fatigue et de course car nous étions plutôt mieux que d'autres équipes. Mais pour une première sur cette durée, c'est une réussite. À quand le prochain, et où ??

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Guillaume : Le soir c’est la fête au Casino du Grau du Roi. Bravo aux vainqueurs !

(on gagne même une entrée au casino pour tenter notre chance au bandit manchot, mais faute de carte d’identité nous resterons devant la porte. Tant mieux … Le retour à la « civilisation » aurait été peut-être un peu trop brutal ?

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Maintenant il faut tout ranger… Pour la prochaine fois !

 

 

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 22:37

C’est parti pour une première aventure à 4, nouvelle équipe, beaucoup d’envie et de partage. …Un quatuor inédit et qui semble se connaître depuis belle lurette.

Comme pour toutes les équipes, la préparation du matos…. C’est long… et nous attendons tous le départ avec impatience.

Prologue : magnifique petite CO dans le centre du Puy en Veley, ça pique bien les mollets et les poumons mais on avance bien. Et hop seconde place, Bravo Manu belle orientation.

Première surprise notre chef Manu se fait un petit plaisir…il casse sa pédale et nous ne sommes même pas encore parti ;-). Heureusement casse réparée avec l’achat d’une nouvelle paire de pédale oufff…merci Xavier de l’OT du Puy…

Transition en vtt jusqu’au lieu du bivouac ou des tentes nous attendent et un bon petit repas prévu par l’orga. Soupe et ravioles et hop au lit….

C’est parti…départ à 5h30

Tout le monde est prêt sur la ligne de départ, et pannn……nous voici dans le canoé sur ce petit lac à bien enchainer les balises. Le principe du départ « éclaté » en canoë est bien sympa. Chaque petit groupe d’équipe part sur une balise différente. Avec notre bon prologue et notre coup de pagaie, on sort devant et repartons en vtt avec 400t, un petit passage technique et les voilà qui filent. On assure derrière, au lever du jour Arverne nous rejoint et on finit la section ensemble en tête par une belle descente. Le canoë suivant se passe sans encombre à l’exception d’une baignade surprise pour Yo et Manu. Nos transitions ne sont pas exceptionnelles et on se précipite pour repartir en trek, 10 à 15’ de perdues pour trouver le bon départ. Juste le temps pour 400t et LSN de revenir. On s’accroche, Yo

porte le gros sac, DD celui qui fait mal et on limite la casse au départ du raft. Courir en combi c’est pas le top. On embarque 4’ derrière et nous débarquons avec le même écart, après une section de raft sympa mais pas trop engagée, il fallait pagayer et éviter les rochers.

Le raid commence maintenant : 95km de vtt. Nous perdons notre DD des beaux jours, les 3 nains ne vont plus à la mine, DD non plus n’a pas bonne mine, un peu à bras raccourci, il s’accroche de manière extraordinaire. Yo est aux petits soins, au tractage comme rarement.

On enchaîne les kilomètres, les remplissages de bidons et vers la balise 8, c’est Yo qui se fait harponner par 6 piqûres de guêpes de terre, le cri de douleur est intense. Là on se dit que ça va devenir vraiment dur, on savait que la parcours allait être exigeant et on se rajoute une autre dimension : résister à la fatigue et à la douleur dès 10h de course. Yo se soigne et on repart tranquillement. Au sommet malgré nos déboires on apprend que nous sommes à

30’ de 400t et 15’ de LSN. La descente suivante c’est la bretelle du sac de Manu qui casse, réparation expresse et on poursuit. Les bénévoles sur la Loire nous encouragent, ils sont si généreux et agréables que cela nous relance. DD en profite pour voir le médecin car impossible de manger…Manu fait une nuit exceptionnelle en orientation, c’est fluide et cela permet de rejoindre LSN à la transition et de repartir sur le Trek de 40km.

L’orga avait annoncé un trek aquatique… effectivement passer la nuit à remonter les cours d’eau c’est pas facile.

Nous cherchons pendant un moment la première balise du trek…mais on décide de partir car elle n’est pas à sa place. DD s’accroche, heureusement le rythme n’est pas très soutenu car la progression est difficile. Nous ne voyons plus LSN et le jour se lève. Soudain Manu se rend compte qu’il a perdu la carte et nous n’avons pas pris le double…petit moment de panique, Manu fait demi-tour pour chercher et croise sur son chemin Arvenne…Un grand merci  pour la carte les amis…

L’allure monte un peu avant le sommet du Mezenc et DD est en galère, et ca c’est une équipe, chacun y met du sien pour continuer à avancer, Lucie et Lionel le tractent et ensuite Manu prend son Sac. Quelques larmes pour dede de déception, une baisse de moral à la balise 14 et….paf ( non c’est pas manu qui tombe c’est pour plus tard ca…).

On nous annonce LSN et Arvenne à 10 min devant. DD demande « on peut aller un peu plus vite, Manu prend mon sac » et c’est reparti en avant…une montée de fou et on croise les amis dans la descente. Un petit soin d’ampoules pour Yo au sommet et hop ca galope…On rejoint LSN et Arvenne à l’assistance 1. Enfin un peu de repos…3h obligatoire. Yo et DD en profitent pour voir le médecin. EN arrivant on croise 400Team, ils ont déjà presq 4h d’avance, chapeau !

Un peu de chance avec nous, il y a un orage de grêle pendant notre pause, heureusement nous sommes à l’abri.

C’est parti sur un nouveau VTT encore de nuit, joueur en orientation, on rejoint LSN, puis Arvenne nous rejoint. On ne va pas se quitter et finir le VTT ensemble malgré des choix différents à certains moments et ça roule à bonne allure. Nous avons la transition en vue et Lucie casse ca chaine dans le bas de la descente (là ce n’est pas de chance)

Comment dire enfiler les combi trempées à 1h du matin, c’est glagla et le canyon de nuit… c’est sympa ?!!

LSN quitte la transition et on tarde à suivre, Lucie lit le road book et on part en trottinant en combi et avec le baudrier, on arrive à un pont, PERSONNE, RIEN…on relit et on s’aperçoit que nous ne sommes pas au bon endroit…comment perdre du temps…on est champion…voilà c’est fait on repart et on trouve le départ du canyon. 1errappel et plouf…on essaie de trouver des passages pour aller plus vite mais on avance gère vite en canyon mais tout le monde est à l’aise avec les cordes.

Nous enchainons sur le trek de 5km type RAID IN France, c'est-à-dire Nature à souhait, pas de chemin et de la pente,

Manu aux commandes et hop on avale le dénivelé jusqu’à la crête, on trouve la balise et Manu nous explique l’itinéraire et ben entre les genêts, les ronces, l’aubépine….on avance grâce à nos combi de néoprène…excellente armure pour avancer. Nous arrivons en bas de la vallée et il suffit de remonter mais la cabane forestière n’est pas facile à trouver et soudain des applaudissements, ca fait du bien d’entendre qlq1 et surprise nous sommes repassés en 2ème position. LSN arrive peu de temps après nous sur la transition.

On repart sur les VTT et quel VTT même si Manu coince ca chaîne, et nous passons un moment à essayer de réparer ca ! Nous avons du mal à trouver les embarcations pour traverser la rivière avec les vélos. Le rythme baisse un peu.

Un bon portage et une descente sur le village d’Ourlette juste magnifique, un paradis…on remplit les gourdes dans la rivière et rejoignons les caisses à la transition. De nombreuses équipes sont là, ayant dû prendre un shunt. Longue transition pour repartir en canyon. Cette fois ci nous sommes vigilants et trouvons de suite l’entrée du canyon.

C’est juste magnifique mais que c’est long, la fatigue est la et dans cette activité nous sommes plus en rando découverte qu’en course….Lucie glisse et se cogne mais elle est solide. Nous croisons un guide qui nous annonce encore 40 min et hop vous sortez du canyon et soudain PAF (non pas Manu dans l’eau), mais une équipe derrière nous…ça faisait un moment que l’on n’avait pas vu une équipe et ils sont motivés…On reste un peu coincé sur un passage et on finit par rejoindre la fin du canyon pour un petit trek et comme à notre habitude en combi…on avance bien, on récupère la balise en haut d’une tour et hop nous traçons vers un petit canoé de 5km, le rythme est bon et on court toujours.

Transition rapide pour monter dans les canoës et c’est parti, la nuit tombe et nous n’avons tjs pas dormi depuis la pause.

Et c’est parti pour un trek de 30 km dans le parc des Cévennes, on nous annonce une météo difficile pour la nuit et on se ravitaille bien en faisant un petit tour de nos lyoph Voyager « je peux gouter le tiens  »

On avance à un bon rythme mais le sommeil nous rattrape, hésitation sur l’orientation, Yo qui pique du nez, on décide de se donner 30 minute sous les sapins. On repart un peu plus réveillé et Malgré l’orientation difficile Manu nous trouve le bon chemin. Lucie est solide pas besoin de dormir, elle nous motive et soudain plus d’étoiles et hop le brouillard.

On ne voit pas à plus de 5 m et nous cherchons un chalet et il se met à pleuvoir en continue. Hop le chalet, on profite pour réparer les pieds à Yo et Lucie un ti dodo sous la table mais pas le temps on reprend le chemin. La météo est horrible…brouillard, pluie, vent…voici l’épisode cévenole dont on nous avait parlé ! Ben ce n’est pas le top en raid ;-)

Le manque de sommeil se fait ressentir DD suit comme un Zombi et Yo pas loin de le rejoindre. Nous décidons de rejoindre un petit village pour se mettre un peu à l’abri…

Nous tronvons un bouiboui entre bois et paille, la pluie s’est calmée et nous nous reposons un peu autour d’un feu difficile à prendre mais DD déniche des cagots et du carton. Lucie s’endors au milieu des crapauds ;-), et oui s’est connu ils aiment l’humidité…

Le jour se lève et il pleut à nouveau très fortement et nous essayons de joindre l’orga mais impossible donc on se réfugie toujours au village du Mas de la Barque dans un petit office avec thé et pti gateaux mais le temps file et nous le rattraperons jamais, à vouloir jouer sécurité ( ce qui est une bonne chose) nous perdons définitivement le trio de tête.

Le retour à l’assistance se fait avec 3 autres équipes donc l’équipe de Maxirace de Seb, Mathieu, Jerem et Karine.

Puis DD décide de relancer un peu le rythme et on en a encore sous le pied vu notre rythme, la pluie se calme et nous arrivons à l’assistance vers 12h soit 2h après la barrière horaire. L’orga suite aux intempéries nous shunt sur un parcours VTT et nous avons 7h pour le faire. ET ben 7h, franchement fallait rouler et ne faire aucune pause !!!

Des orages magnifiques, d’une rare violence, tombent sur les montagnes et sur nous aussi d’ailleurs. Tout le monde est en forme et ça roule fort…on assiste à un spectacle magnifique mais nous avons une pensée pour les autres équipes en montagne qui ca ne doit pas faire rêver !!!

Petite pause dans un village pour trouver à manger, un paquet de chips, une pomme et un paté cévenole 

On appelle la boulangerie avec le téléphone du commerce pour annoncer que nous arriverons avant 19h30 et il est alors 18h45 et il y a 17km avec un bon col, et c’est parti….la course pour la bouffe et ca motive ca 

Nous arrivons au village à 19h33 et la patronne nous attend et nous ouvre le garde-manger, un bonheur …quiche pizza et gâteau le top !!! et au bar voisin pour un super bon thé au citron bien chaud avec du miel…le bonheur

Et c’est reparti pour quelques km de nuit sous un ciel éclatant d’éclair par dizaines et une ambiance de folie dans l’équipe (même si un léger doute sur notre orientation avec une partie hors carte  )

A notre arrivée au gymnase, peu d’équipes sont arrivées et c’est le chaos dehors et on nous annonce une pause de 5h au lieu de 3 car la spéléo est annulée. Moi je dis merci car l’eau à 7° ca aurait été glaglagla !!!

Au final nous restons bloqué dans le gymnase plus de 24h pour prendre un départ en bus jusqu’Aigues Mortes à 3h du matin soit un réveil à 1h30. Il est étonnant de voir nos têtes gonflées le matin au réveil, une belle bande de hamsters avec les mains et pieds de Shreck…

Nous sommes vendredi matin, c’est reparti pour la dernière ligne droite !! la plage, le sel, les chevaux et LES MOUSTIQUES nous attendent !!

On prend le départ de l’équitation, DD et Manu sont soulagés, interdit le galop …à noter notre cher PASCO, compagnon de Manu qui est un peu sourd je pense… « tu vas écouter Pasco, quand je te dis de t’arrêter… tu t’arrêtes…ca suffit comme ça » la on ne peut que se marrer en voyant ca  hein Man ;-)

Et voilà, il nous reste une dizaine de km sur la plage, on avance vite, même un peu trop vite pour notre Lucie qui souffre de sa cheville suite au canyon…nous avons le sourire très content d’avoir partagé tous ces moments forts, ensemble H24 …

 

 

Nous tenons à féliciter l’organisation pour cette magnifique épreuve et à la réactivité face à la météo.

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 22:00

5h30 départ en canoë avec un ordre et un nombre de balises différents selon les équipes et le classement de la veille.

Notre canoë est tout à gauche... Et notre première balise... Tout à droite!!! Ça commence bien!

VTT... Qui a le carton de pointage? Où est il????? Perdu???

Ouf retrouvé...

Canoë.. On part devant avec Seb.... Les canoës ne sont pas auto videurs. Jerem et Mathieu doivent vider souvent... Souvent... Très souvent. Le notre aussi se remplit, mais vraiment pas autant, vraiment pas autant...

On prend un peu d'avance... de distance.. En fait beaucoup trop!! Ils sont en galère et on ne le sait pas. On attendra longtemps... Voyant passer les équipes.. Leur demandant si nos 2 équipiers sont loin.. Encore une équipe.... Bon je crois qu'on peut dire adieu au podium!! :D

La coque du canoë est percée et se remplit plus vite qu'il ne faut de temps pour le vider....

Pas de chance... On essaye de les tracter... C'est galère et cela n'empêche pas le canoë de se remplir...

Le canoë se retourne avec le sac étanche.... Étanche mais pas trop longtemps puisque leurs affaires dont le duvet sera mouillé.

Jerem se retrouvera a l'arrière du canoë, celui ci plongeant à l'arrière et Jerem se retrouve dans la position "hors-bord", ce qui me vaudra un bon fou rire!!! Autant en rire....

Pour la petite histoire on finira par abandonner le canoë sur la rive, on ne voulait pas... Mais cela en était trop.

Trek.... Le moment pour Jeremy de nous sortir des blagues... Et moi de lui raconter celle des 3 nains qui vont à la mine... (Merci Dédé et Lio)

image 1

 

Raft sur l'Allier... Stress... Il fuit à l'arrière!!! On n'a pas de chance...

Pas beaucoup d'eau, on rame beaucoup... beaucoup

J’ai soif... Je me retourne, Seb me dit que je peux boire dans la poche à eau derrière moi... Je commence à boire quand Jerem me dit que c'est le sien... Pouah... Je revois la photo... Un moment de doute... NAN le tuyau est bleu clair!!!!

Sur cette section on perdra nos 2 arrières... Nous retrouvant seuls sur le raft avec Mathieu!!!

Transition VTT... Plus d'eau pour moi... Plein d'une gourde avec l'eau de l'Allier, et c'est parti pour le micropure....

1h de VTT sous la chaleur... 2 gourdes de vidées hâte que le soleil se couche!

On refait le plein dans un village.

100 bornes de VTT...

La nuit tombe...

On arrive à la fin du jeu de cartes fourni par l'orga... Ils pensent que c'est fini... Sauf que j'ai 70 km au compteur... On trouve enfin les bénévoles, qui nous annoncent une carte de plus... Et qu'il faut traverser la rivière!!!

Un dodo flash... Je n’ai pas dormi...

Le jour se lève... J'ai mangé que des sandwiches... Des barres... Snickers twix... Mais plus rien ne passe... Besoin de manger un peu plus consistant.

Ppppfffff plus de jus... À la laisse sur les 15 derniers km...

Trek... L'orage menace.... On mettra un peu de temps avant de partir...

Et c'est parti pour le déluge... On sort gore tex haut et bas...

On arrive dans le lit de la rivière que l'on doit suivre... Sur la rive droite... Et pas au dessus de la rivière!!! Bah oui... On a suivi le road book, nous!!! On perdra encore du temps car la progression est difficile. Les autres équipes avec nous ayant choisi de remonter et de passer par le dessus. On se console en se disant qu'on a suivi les instructions de Pascal...

On est trempé jusqu'aux os... Fin d'après midi, on doit monter sur le mont Mezenc.

On aurait pas du sortir les gore tex... Perso je n'ai pas de bas sec, je ne me vois pas continuer toute mouillée.

On appelle l'orga et Pascal nous dit de nous sécher et de repartir... Glurps...

On tente de s'abriter dans une auberge mais elle est fermée, et la propriétaire ne veut pas ouvrir. On est toujours avec l'équipe de haute Loire.

On décide d'aller sous un abri poubelle, et oh joie, oh bonheur on y trouve un bidon en ferraille , du carton... De quoi faire un feu et sécher nos fringues!

image 2

Le moral remonte petit à petit... On prend le temps de manger... L'équipe de HL nous rejoint pour faire sécher aussi leurs vêtements.

On décide de repartir, mais cette fois, on ne prend pas le lit de la rivière. On attaquera par le dessus... Mauvaise option, on le saura plus tard!

Mathieu et Jerem commencent à fatiguer, à dormir en marchant. Seb et moi les accompagnons... Mais la roue tourne et au moment de récupérer la balise 15 on décide que 2 dormiront et 2 iront la chercher.

On trouve abri dans une grange, Seb et moi dormirons.. Ou pas. Perso, pas assez couverte et j'ai eu froid sur ma meule de foin. J'ai fini par descendre pour mettre ma gore tex mais plus moyen de dormir....

Seb est réveillé... On fait du thé pour se réchauffer.

Jerem et Mathieu nous rejoignent... Je crois qu'ils dormiront un peu puis nous repartons pour la balise suivante.

image 3

Seb et moi y allons alors que nous laissons Jerem et Mathieu à l'abri dans un garage pour un dodo.

Un aller retour dans les champs mouillés.... Puis dans la rivière. Je commence à craindre pour mes pieds.

On repart tous les 4... Routes, chemins, champs humides... Vaches, bouses de vaches... Troupeau!!! Et oui, on a piqué un petit sprint avec des vaches à nos trousses!!! Ça réveille plus qu'un shoot au guarana!!!

Le chemin est long... Direction le mont Mezenc...

image 4

Puis on redescend....

On descend à travers champs, retrouve un chemin... Et là un 4x4 de l'orga. Ils viennent nous récupérer pour nous emmener à l'assistance 1. Arrivés sur place on apprend qu'on a 15mn pour récupérer nos affaires du bidon assistance et qu'ensuite on nous emmène au canyon.

Pas 3H de dodo???? Ppppffffff

On se retrouve dans un mini bus avec une autre équipe. On en profite pour grignoter... Et on a même fini par s'endormir malgré la conduite sportive du chauffeur.

Sur place, on prépare nos affaires de canyon, on mange... Et on dort un peu. Moins d'une heure pour ma part.

Une équipe à côté de nous check check check... S'ils pouvaient dormir aussi...

Canyon de Chasezac... Super, eau pas trop froide, quelques rappels, des passages un peu délicats voire étroit... Surtout pour les garçons!!

Sur un passage je rejoins une autre équipe et demande au dernier: c'était bien le seul passage?

Il me répond que oui!

"Ah ben ils vont en chier les gros de mon équipe"

C'est vrai c'était étroit, mais ils me rejoindront quand même!!!

image 5image 6

Fin du canyon... Plutôt contents de nous, on a fait vite! Trek... Balise au sommet de la tour de la Garde Guerin, très joli village.

La nuit tombe.

Ah le canoë avec simple pagaie sur le lac de Villefort, Grand moment... Déjà on ne prend pas l'eau, pas de fuite... Pas de canoë non plus!!! L'orga est un peu à la bourre.

Suis un peu morte, et je dois avoir envie d'en finir... Avec cette section....

Au bout de 45mn je vois déjà l'arrivée... Une bonne vingtaine de personnes, qui sortent des canoës de l'eau.. Sur la rive gauche. Seb ouvre les yeux!!!

20' plus tard... Je t'ai dit que c'était à gauche. Tu ne m'écoutes pas Seb....

Et plusieurs fois cette nuit là...

Gravement atteinte d'hallucinations, et le pire c'est que j'ai encore les images dans ma tête. Je l'ai vue et je la vois encore....

Seb ne m'écoutera pas et sera même plutôt patient avec moi!!

Je retiendrai aussi de cette section la magnifique arrivée de nuit dans le village, tout illuminé... Ce fut magique.

Transition trek

Il ne pleut pas... Encore... Le moral est bon, aucune parole blessante depuis le début!!! Chouette!

On monte, on monte...

Tiens l'équipe de Haute Loire qui a posé ses tentes! Bon app´

Il pleut ... Il pleut de plus en plus... On jardine sévère...

Ça dure... On se pose un peu avec Jerem le temps que nos orienteurs se recalent.

On repart... Il pleut.... Toujours... Beaucoup... On monte toujours... Bon là c'est grosse pluie.

On décide de sortir la bâche et de se poser voire dormir.

Les 4 alignés, perso je me suis allongée et j'ai le nez près des fesses de Mathieu.

"Pas intérêt de lâcher une caisse Mathieu!!!" Je serai sans pitié.

Il a tenu, par contre Jerem lui non, pauvre Seb!

Je mets l'alarme pour un dodo de 20', oh punaise ça sonne déjà!!!

Je remets 15', il pleut encore trop fort.

On plie tant bien que mal la bâche et on repart, sous la pluie, qui ne nous quittera pas.

Col de l'aigle ... balise... Dur pour nous mais aussi pour les bénévoles. Le temps est pourri.

Puis nous redescendons sur une piste de ski, trop bas!

On a raté une balise.

Seb et Mathieu remontent... Jerem et moi installons un camp de fortune: une table en bois et la bâche par dessus.

Autour de nous plein de petites baraques... Nous sommes au mas de la barque, Il est 8h du mat´

On va pouvoir sortir notre lyoph spécial région: un aligot! Miam, même en petit dej!!

On rentre tant bien que mal sous la table, l'eau chauffe.... Et c'est parti pour notre aligot!!

Quand on entend une voix:

"Y'a quelqu'un la dessous?"

Euh... Oui

"Ça vous direz pas de boire un café au chaud?"

Carrément!!

On sort de notre cabane (avec l'aligot!!) et suivons notre hôte dans le gite à côté de nous.

On est trempés... On ose à peine rentrer! On laisse nos affaires mouillées dans la petite entrée.

Finalement si!!! Jean François et Florence nous expliquent qu'ils sont en vacances ici et qu'ils sont au courant de la course. Le café coule... Mmmmhhhhmmmmm

Je pense à Seb et mat sous la pluie, et je me dis qu'ils vont être contents de nous retrouver au chaud!

Effectivement un peu de chaleur sera la bienvenue. Ils ont pris la balise!

Café tartines avec confiture...

"Vous voulez prendre une douche? Il y a même un sauna!"

Je réponds: euh.. C'est tentant mais non merci.

Mettre un pied dans le confort c'est prendre le risque de ne pas repartir!!

"Il y a de quoi loger 8 personnes, alors si vous voulez dormir un peu..."

Oh non, surtout pas!!!

Je me souviendrais de nos hôtes, ils font partie des meilleurs moments du raid : leur accueil, leur gentillesse, leurs tartines!!!!

Les conditions n’étaient pas terribles dehors et ce petit stop à l'abri nous a fait du bien!!

image 7image 8

Nous repartons dans le brouillard et sous une pluie fine, laissent la place à une autre équipe, qui eux en terminent avec leur aventure puisque ils abandonnent.

Nous retrouvons d'autres équipes dont Lucie, Manu, Lionel et Dédé. L'occasion de discuter avec d'autres, même si j'aime rester avec mes 3 équipiers.

Moyen motivée pour la section suivante: VTT. Même Seb ne l'est pas!

Mat et Jerem le sont... Alors on repart... 60 km, itinéraire bis, plus de route.

Je me change, on repart... Pour quelques km car Seb manque de se mettre au fossé.

Et c'est parti pour un petit dodo. Jerem gère l'alarme...

Zut il vient se mettre pas loin de moi pour dormir... Crotte il va ronfler... Qu'est ce que je disais.... .... ..... Me suis endormie... Puis réveillée... Merde ça n'a pas sonné!!! Je réveille les garçons!

Et on repart ... Il se met à pleuvoir... Pause dans un garage ouvert en attendant...

Au bout de 30km, on s'arrête dans un bar pour manger fromage saucisson et pain frais.

On y croise une autre équipe maxi race, les yogi tea.

Nous repartons équipés de nos frontales, la nuit commence à tomber.

Nous nous retrouvons sur une crête... Il y a des éclairs tout autour de nous... C'est très joli, mais pas très rassurant.

Problèmes intestinaux pour Seb... Pause...

On repart il pleut...

On est rattrapé par les yogi tea, on essaie de suivre leur rythme. Je finis par être à la laisse un moment.

Je décroche petit à petit. Suis en train de me cramer...

Je dis à Mathieu que ce n’est pas la peine... On ralentit... Ouf... Mais j'ai tapé dans mes réserves.

Suit une montée interminable ... Je monte doucement. Seb s'est arrêté.. Il souffre toujours des intestins (je dis ça par politesse et surtout pour ne pas rentrer dans les détails... Je reste vague...)

Je lui file smecta et imodium ( j'ai rien dit!!!)

Mat et Jerem sont avec lui

Et moi suis toute seule!!!! Dur... Je n'arrive même pas à rouler droit. J'ai envie de dormir!!!

Oh un camion s'arrête. Il me dit qu'il reste 27km!!! NAN j'en ai 60 au compteur!!! On m'aurait menti???

Toute façon faut continuer!

Descente sur Meyruies, que je connais un peu... On s'arrête à un bar acheter du coca. On discute avec des gars du coin. Ils confirment les 21k restants... Et que de la montée!

COOL!

On repart... J'ai sommeil... Y'a des grenouilles des crapauds sur la route. Je ne cherche même pas à les éviter. Seb me confirmera l'écrasement d'une grenouille avec les boyaux... Beurk

Un camion s'arrête! Salut Carine!!!

Oh guy!!! Un visage connu ça fait du bien!! Il nous avait caché sa participation en tant que bénévole. Il nous annonce que la section spéléo est annulée, trop d’eau.

Courage... Bah oui, il va m'en falloir!

.........

Je craque, je descends du vélo, je le pose dans le fossé et me couche à côté. Dormir.... Je ne me souviens plus de grand chose.

Mat en profitera aussi...

Environ 10mn plus tard je me réveille (sans alarme!!! Conditionnée je suis) et on repart. Bah ça va mieux!!! Je roule enfin!!

Les derniers km seront sous le vent et pour les 10 dernières minutes ce sera sous des trombes d'eau. C'est dommage, j'avais presque séché. Il est 2H du matin.

Sur place on apprend que la course est stoppée, que les coureurs sont rapatriés, que dans la région il y a déjà 3-4 morts et des disparus.

On se prend une claque à être coupés du monde pendant 4 jours et revenir d'un coup dans l'actualité.

On se recentre sur nous: douche, manger ... Dormir... Oh oui dormir... Je serai la dernière à me lever... Parce que Seb m'a réveillée!!!

3h de sommeil en quasi 96H de course, ça fait pas lourd.

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Petit dej dans un café, guy et son frère nous rejoignent. Ils étaient là pour la section suivante: spéléo dans la grotte de Bramadiau.

Briefing vers 11h, pascal nous explique qu'il y a un arrêté préfectoral dans l'Hérault.

Nous avons quartier libre aujourd'hui avec proposition de visiter la grotte avec ses contre-empreintes de dinosaures, grotte que nous visiterons.

Départ le lendemain à 3H pour Aigues Mortes... en bus ! Avec reprise de la course pour la section équitation et les 10 derniers km à pied, sur la plage, pour rejoindre l'arrivée a l'espiguette.

Départ échelonné, pour cause de rotation des chevaux.

Gros petit dej dans un bar avec 6-7 équipes, puis attente dans la ville, que nous visiterons...

On finira par rejoindre le départ de la section cheval, laissant Aigues Mortes et ses remparts.

Sieste pour moi...

Bières pour d'autres!

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Nos chevaux sont prêts, en selle! Promenade dans les marais salants sur des chevaux camarguais, c'est juste unique, c'est la magie du RIF.

On est en temps bloqué (2H30) mais on se laisse tenter pour du trot par moment. Des bons fous rire car certains sont plus ou moins à l'aise sur les montures.

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Dernière section: course à pied sur la plage... Ou plutôt footing sur la plage avec 3 copains au coucher du soleil... Juste surréaliste...

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Une balise qu'on aura du mal à trouver, la nuit tombée.... Gggrrrrr

Passer l'arche d'arrivée, mains dans la main, accueillis par Pascal, une bouteille à la main, Béatrice, les femmes des équipiers, les enfants, Christophe.... Ça fait chaud au cœur...

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      C'est fini ??? On fait quoi en 2015?

 

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 10:53

Carine Eyraud

carine Eyraud

Age : 39 ans

Nationalité : Française

Divers : maman de 2 enfants (7 ans 1/2 et 9 ans 1/2)

Qui est elle ?

J’aime les activités natures comme le trail, la rando, le VTT seule, avec des amis ou mes enfants. J’aime l’aventure, découvrir de nouveaux lieux, partager des moments intenses, et aller au bout de moi-même.

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Quel parcours en tant que Raideuse

Des raids à la journée depuis plusieurs années, l’envie de passer à un format plus long fin 2010. Transmarocaine, AR Slovenia, Raid In France, Aventure aveyronnaise, EDHEC.

Pourquoi DNS74 ?

J’ai rencontré Steph Agnoli en 2011 sur la Transmarocaine qui m’a proposée de les rejoindre.

Des objectifs sportifs pour 2014 ?

L’année commencera avec la Transmarocaine. Rien de fixé pour la suite, juste des envies de faire des raids non stop.

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Noémie Grandjean

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Age : 29 ans

Nationalité : Française

Divers : Biologiste, passionnée par les grands prédateurs, je passe une partie de l’hiver sur les traces du…lynx ! Je suis également enseignante en sciences et sapeur-pompier volontaire à mes heures perdues ;-)

Qui est elle ?

Je suis une passionnée de nature! J’ai un besoin viscéral d’évacuer mon trop plein d’énergie à travers le sport, avec une préférence pour les terrains alpins. Après avoir fait de l’alpinisme, je suis tout naturellement venue au trail, tout en pratiquant aussi le vtt, le vélo de route, l’escalade, le ski de fond et le ski alpinisme en hiver. Cette polyvalence m’a amenée à prendre le départ du Duathlon de Courchevel en 2012, expérience réussie, qui m’a donnée envie d’aller encore plus loin et de découvrir le raid aventure.

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Quel parcours en tant que Raideuse

C’est suite à mon entrée dans le Team X Bionic (dont je suis ambassadrice) que je prends le départ de mon 1er raid l’année dernière…le Gévaudathlon, en équipe féminine avec Elodie Regazzoni. J’ai vraiment beaucoup aimé cette 1ère expérience, même si ça n’a pas été très facile de débuter sur ce raid là ;-)Mais j’ai vraiment adoré courir en équipe, les moments forts partagés, l’ambiance générale et le fait d’enchainer différents sports tout en faisant aussi travailler la tête pour essayer d’orienter correctement !

Pourquoi DNS74 ?

C’est Stéphane Couleaud qui m’a parlé de l’association, lors d’une sortie en skating. J’avais justement envie de rencontrer des gens de la région pour partager ma passion pour les sports de nature, de belles aventures, dans le but aussi de progresser en vue de participer à plus de raids à l’avenir.

Des objectifs sportifs pour 2014 ?

Partante pour tout type d’aventure! Enfin, pas encore du très long quand même…Avec l’objectif de me faire plaisir, de progresser, de découvrir de nouveaux terrains de jeux et de partager plein de bons moments avec mes futures coéquipiers ou coéquipières !

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Palmarès

2014 :

Coupe du Communal 20kms ski de fond : 3ème féminine

La Meurianne, ski alpinisme : 3ème senior, 4ème scratch féminin avec Stefanie Christoph

 

2013 :

Trail Orientation Vauban 20kms : 2ème féminine

Matterhorn Ultraks 46kms, Sky Runner World Series : 13ème féminine

Trail du Vélan 20kms: 2ème féminine

Course pédestre de la dent d’Oche : 3ème féminine

Jura raid Neuchaventure : 2ème féminine avec Elodie Reggazzoni

Grimpée du Ruisseau : 3ème féminine

Gévaudathlon : 2ème féminine avec Elodie Reggazzoni (1er raid ;-)

Super Trophée du Muveran, ski alpinisme : 3ème féminine avec Ylva Brasjo

 

 

 

 


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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 12:29

    Costa Rica Adventure Race World championships 2013, 29 novembre – 13 décembre

Après un voyage pour le Costa Rica assez chargé, nous voilà arrivés à San José pour l’enregistrement des équipes, le check matos, le briefing de course,etc..

Nous avons 2 jours pour préparer nos affaires , et le lundi 2 décembre à 4h nous prenons la navette pour rejoindre le sud du costa rica. Nous allons traverser le pays du sud au nord, grossièrement.

Le départ est prévu à 14h.

costarica2014Dans l’équipe, nous avons Patrick (à gauche), pour qui c’est le « dernier » raid long de ce type

Didier (au millieu), qui a déjà fait l’Ecosse avec eux l’an passé

Stéphane (à droie), l’orienteur de l’équipe, qui n’est pas au top de sa forme car il revient d’une semaine malade

Et moi (Lucie), c’est mon premier raid non stop.


Le départ est donné presque à l’heure.

Ça démarre par 1,2km de trek pour rejoindre la zone de transitions vélo. Les 1,2km se passent bien..

Il faut rapidement sortir les vélos des caisses, remonter les roues et les pédales (comme ce sera le cas pour toutes les transitions).

Et c’est parti pour la section 1 : 95KM de VTT

Ça part très vite, peut être trop d’ailleurs.  Les équipes sont assez regroupées, et nous sommes sur un bon rythme. Après 20km, Stéphane qui a chopé un mal de tête avant le départ, se fait tracter par Didier et Patrick.  Les grosses cuisses sont là pour ça J.

Nous roulons principalement sur des grosses pistes et sur de la route.

La nuit arrive après 3h30 de course, c’est à 17h30 au IMGP2424Costa rica que nous pouvons allumer les frontales. Nous arrivons rapidement à la 2ebalise. On fait une petite pause, car Stef n’arrive pas à s’alimenter. Beaucoup d’équipes nous rejoignent, et nous accompagnerons pour une suite remarquable..

C’est dans un petit chemin tout boueux que nous tentons dans un 1er temps de pédaler, mais rapidement le chemin est impraticable sur le vélo, et il nous faut marcher à côté. Mais il va surtout falloir le porter, et ce à peu près pendant 5h00, pour faire peut être un peu plus de 6km… Nous avons à faire à un single très étroit, boueux, pentu, glissant…le pied quoi.  Après avoir lutté déjà un bout de temps avec les rochers, DD vient m’aider car des passages sont bien trop hauts pour moi. Ce sera l’homme fort de cette partie, car il portera tour à tour les vtt de Pat ( qui n’a pas le portage facile à cause de son épaule) et moi.

Du coup on passera peut etre un peu plus de temps que prévu sur la section.. ensuite vient un bon moment où nous cherchons le petit chemin qui longe la frontière du panama (car il est interdit de passer de l’autre côté de la frontière). Et nous avons le droit aux premières averses, dans la nuit, qui nous plantent un décor assez joyeux.

Après l’avoir trouvé, ainsi que la balise qui était dessus, nous voilà repartis pour du VTT avec une succession de temps de roulage et de porter.

La dernière portion du vtt, dans la palmeraie, est beaucoup plus roulante, mais le problème c’est que nous n’avons pas toujours roulé dans la bonne direction. Ce sera notre première grosse erreur (car les chemins n'existe plus...), nous avons pour compagnons plusisuer team, dont le team Français IssyAventure, et nous jardinons un bon moment à la recherche d’un chemin "carté". Il faut également dire que les cartes sont pour le moins très imprécises, et que des chemins ne sont pas toujours mentionnés sur les cartes,etc…

Nous faisons un détour vers le nord pour nous retrouver sur des chemins cartés. DD en profite pour faire des micro siestes de 2 min quand nous nous arrêtons pour checker la carte.

Au final nous aurons fait presque 120 km , au lieu de 95, sur la première section. Nous arrivons à  3h00 à la transition pour enchainer avec le kayak., après 13h de vtt.

Nous effectuons une transition assez longue : 1H30 pour ranger nos vtt plein de boue, récupérer le matos kayak, gonfler les kayaks, recharger les camel et manger.

IMGP2428

A 4h30 c’est parti pour la section 2, 65 km de kayak. 

Stéphane est à l’arrière, Patrick à l’avant sur le 1erkayak. Didier est à l’arrière du 2e kayak, avec moi.

IMGP2432

Le kayak débute donc de nuit, sur un fleuve qui rejoint la mer 10 km plus bas. Au bout de 2h de pagaie, nous tournons sur un petit embranchement. Pas de chance, la marée est basse et donc plus  assez d’eau pour que les kayaks passent. S’annonce alors une grande partie de rigolade où il faut tracter les kayaks, sur un peu moins d’1km. Le plus comique c’est que rien que marcher dans la boue où l’on s’enfonce jusqu’aux fesses n’est pas évident, alors en tirant un kayak…

 

IMGP2448

 

 

 

 

Surtout, essayer de ne pas perdre sa chaussure ventousée au fond, surtout ne pas marcher sur les serpents d’eau,…

 

Enfin, on rejoint un cours d’eau plus profond et la balise !

  

On rejoint rapidement la mer, la balise suivante sur l’île, et nous longeons bientôt la côte en pleine mer.

Autant dire qu’un peu éloigné des falaises, on a l’impression de ne pas avancer d’une cacahuète. De toute façon, sachant que les balises sont éloignées de 12 / 15 km, on passe peut être 3h à pagayer entre chaque avec l’impression de faire du sur place. Le vent de face ne nous facilite pas la tâche.

    IMGP2438On fait un changement de bateau, je change avec Pat pour que le bateau de Stef soit plus maniable.

    Autant dire que nous n’aimons pas beaucoup le kayak, et le kayak ne nous aime pas non plus beaucoup. Après la dernière balise, il nous faut rejoindre le départ du trek, c’est  3h en kayak. Mais pour faciliter le trajet, un gros courant de travers nous oblige à lutter et à forcer jusqu’à la fin.

On arrive vers 18h30 à la transition, enfin !

Le temps de se changer, se laver rapidement, essayer de faire sécher ses vetements que l’on va remettre à peine 10 min plus tard.. l’idée de ce qui  nous attend : un trek où il faut porter ses affaires de kayak ( mais pas les kayaks, enfin pour l’instant)

Donc on s’équipe à essayer d’attacher les pagaies au sac, le gilet de sauvetage, les pompes pour gonfler les kayaks, et les roues que l’on a prévu pour porter les kayaks.

Ainsi équipés, nous voilà partis pour 30 km de trek, de nuit donc.

La première portion se fait sur la route, rien de passionnant, en montée. Puis on continue sur une DFCI. Nous faisons une première pause dodo d’à peine 10 min sur le bord de la route. On s’arrêtera encore une fois un peu plus loin pour une pause plus longue de30 min.  Je découvre cette technique et je m’y fais assez rapidement, j’aurais même le droit d’avoir le surnom de « marmotte ». Nous croisons des équipes qui font les mêmes procédés, d’autres ont choisi de faire des pauses plus longues, sortent les duvets,etc… pour nous c’est simple, nous n’avons rien !

Did nous gère le réveil et temps des pauses, mais du coup ne dort pas beaucoup. 

    IMGP2471Stef nous annonce 4 km restant, ce sera en fait 14 km, ce qui fait que nous trouvons la fin du trek assez longue. Surtout que je découvre ce qu’est une crevasse, je les mettrais même au pluriel. Et Didier ne découvre pas, mais il en a aussi. Le parcours n’est pas ce qu’il y a de plus plat, avec des côtes super raides, et des descentes à peu près identiques.

Le jour se lève, il est donc 5h30. Nous avons hate que cette section se termine, avec nos pagaies qui ne cessent de tomber etc… mais ce qui nous attend est tellement peu réjouissant.. !

Enfin après avoir traverser une rivière, c’est la transition où l’on récupère les kayaks.

Nous devons porter les kayaks sur 10km… qu’est ce que c’est fun !

  IMGP2490  L’idée est de bricoler pour porter 2 kayaks qui pèsent 1 tonne avec une petite roue de chez décathlon. Le premier essaie va durer 100mètres et tout se casse. 1h30 plus tard, Patrick nous sauve avec l’aide des locaux qui lui donnent des barres en fer. Néanmoins, nous sentons que cette construction ne va pas durer 10km. D’ailleurs après 4 km la roue commence à se désintégrer.. Mais au final en portant pour essayer de soulager la roue, et en poussant le tout, nous arrivons presque à la balise.

 

IMGP2497Après une pause noix de coco dans le petit village (en fait il y a 3 maisons), la roue rend l’âme. Les locaux nous proposent de nous louer la brouette pour 10 dollars.. ok !  

Et nous arrivons finalement un peu avant la tombée de la nuit à atteindre un cours d’eau des mangroves pour faire du kayak et arrêter de les porter. Autant dire que sur cette section (que l’on peut qualifier d’inutile), nous aurons perdu DD et sa motivation de tous les jours. Cela fait 3 jours que nous sommes partis, et nous en avons passé 2 à faire du kayak ou à le porter… et il nous reste tout le kayak des mangroves, annoncés pour 65 km.

L’idée est de sortir rapidement des mangroves, avant qu’il ne fasse nuit noir, pour essayer de se repérer, et trouver un endroit où se reposer un peu. Cela remotivera peut etre DD  qui propose de couper directement pour aller à la fin de la section kayak.

En arrivant sur l’estuaire, c’est noir, grand, et il y a 2 petites lumières uniquement. Nous en choisissons une, car on ne peut pas se poser autre part car il n’y a que les arbres des mangroves. Et nous arrivons sur une plage, où qqn nous attend !

    IMGP2526Patrick arrive non seulement à nous trouver une maison, mais nous allons aussi pouvoir manger, se doucher et dormir ! Nous voulons éviter de pagayer contre le courant. Mais les calculs que nous faisons à ce moment de la nuit ne doivent pas être très clairs. Nous nous levons à 4h le lendemain pour être à 4h30 dans les kayaks et à 5h30 à l’entrée du bras que nous devons prendre. Finalement, nous nous rendons compte très vite que nous sommes contre le courant, et que nous devons faire du 2,5km /h… rien de bien encourageant ! Au bout de 2 h de galère, nous nous arrêtons sur un ponton pour attendre la marée…on vient nous voir, et là Pat négocie un petit déjeuner chez les locaux…un grand moment ! surtout après 3 jours à manger principalement des barres de céréales..

    IMGP2555Ensuite nous repartons dans les mangroves, où nous revoyons pas mal d’équipes. Le bras unique indiqué sur la carte n’est en réalité pas tout seul. Ils sont 3 et nous choisissons celui du milieu. Comme la marée monte, nous devons attendre que l’eau nous permette d’avancée, pour se faufiler entre les racines,… c’est quasiment impraticable.. d’ailleurs à moment donné nous faisons demi tour, après que DD et Pat aient tenté de partir en éclaireur dans la boue des mangroves, où ils ont cru qu’ils allaient rester coincés.

    IMGP2557Nous sommes jeudi, 14h.  c’est le 4e jour de course et nous sommes toujours sur un kayak.. Pour nous le raid étant aussi du vtt et du trek, cela commence à nous dégoûter du kayak. Du coup, le pacte passé entre Stef et DD, « la prochaine grosse galère, on écourte le kayak » rentre en jeu, et nous décidons de profiter de la fin de la marée montante pour essayer d’atteindre le CP de fin de kayak avant la nuit.

Il doit rester 20 km de kayak, mais nous avons un bon rythme, le courant avec nous. Nous mettons même en place la stratégie DD le moteur accroche le kayak de Stef et tracte. Ce qui nous permet d’arrivée un peu après le coucher de soleil, vers 18h, pour passer à la suite et arrêter de pagayer ! Nous aurons donc loupé 5 balises (de 14 à 18).

 

 

Pendant la transition, on passe un moment à essayer d’enlever la boue collée au vtt, histoire que les vitesses passent, et que les vtt ne pèsent pas 3 tonnes.

Je vais voir le médecin pour essayer de réparer mes pieds (crevasses et ampoules), Steph récupère les cartes pour la section qui arrive.


Départ pour la section 5 : 101 km de VTT, vers 20h00.

Le début se fait sur une section goudronnée, puis rapidement les cartes très imprécises du Costa Rica, ne mentionnent pas certains chemins, c’est assez compliqué pour se repérer.

    IMGP2645On passe dans les bananeraies, une barge nous attend pour nous faire traverser une rivière. Un moment de flou dans l’orientation entraîne un moment de tension dans l’ équipe car Stef ne sent pas une grande confiance dans ce moment un peu délicat, et avec ces cartes vraiment imprécises.

Grâce Patrick et sa maîtrise de la langue espagnole, des habitants nous indiquent le chemin à prendre, et nous suivons un véhicule jusqu’au pied d’une route qui s’avèrera interminable et extrêmement pentue.

En fait elle va durer 6km. Dans les 500 premiers mètres, une première côte où le challenge est de monter le plus possible sur le vélo sans poser pied par terre. DD est très fort à ce jeu. Mais dans la descente / replat qui suit, il a la bonne idée de casser sa patte de dérailleur. Bien sûr il en a une de rechange. Mais les vis sont bloquées et c’est impossible de la dévisser. De toute façon, sur la montée qui suit, on va passer presque la quasi-totalité du temps à pousser les VTT. D’ailleurs DD va non seulement pousser son VTT dans ces montées, mais aussi le mien et celui de Stef (toujour malade) car c’est un peu dur sur la côte pour nous.

Au milieu de la section VTT il y a une tyrolienne prévue, la superman canopy.  Malheureusement quand nous arrivons, le responsable de l’atelier est parti car l’organisation n’avait pas prévu quelqu’un d’autre pour sécuriser l’atelier, et le responsable  est fatigué après 24h sans dormir… L’organisation nous propose donc 2 heures de pénalité  car nous ne pouvons pas faire la tyrolienne…  

DD et Pat négocient un cric de voiture à l’organisation pour essayer de réparer la patte de dérailleur de DD, car sinon ,ça risque d’être compromis pour finir la section vtt. .. et magique, ça fonctionne ! c’est la bonne nouvelle de la nuit ! du coup c’est reparti pour le vtt, sans la tyrolienne donc. 

PIMGP2564atrick et Stef sont à deux sur l’orientation, et notre trace est assez bonne sur la portion vtt qui suit. Mais vers 4h30, doute sur l’orientation. Dédé qui a poussé nos vtt sur toutes les côtes jusque là, et couru à côté de son vélo à cause de la patte de dérailleur, demande une petite pause dodo. On se trouve un abri en construction. Dédé Stef et moi nous posons dormir pendant une heure, en attendant le lever  de soleil. Patrick, en attendant, repère les traces et les itinéraires des équipes, il n’a pas besoin de dormir.. !  

Vers 5h30, c’est reparti pour le vtt, une grande piste très raide de descente s’offre à nous, avec une magnifique vue sur les montagnes et sur la nature qui nous entourent.

Nous serons très efficaces sur cette partie de vtt, même dans les cotes extrêmement raides, nous pédalons, contrairement à de nombreuses équipes qui poussent leur vtt.

    IMGP2568Nous rejoignons rapidement un village, où nous faisons une pause pour petit déjeuner dans le café du coin. Au village d’après, nous « jardinons » un bon moment, avant de trouver le bon itinéraire. Sur le Roadbook, il était prévu 2000m de dénivelé positif sur cette section, nous en avons déjà fait plus de 2000 mais le chemin qui nous attend enchaîne des grosses montées et descentes sur 20 km, et il nous reste encore 40km après avant de rejoindre la section suivante.

 

 

C’est là que les ennuis de Stef change et passe à de la DiarrhéeDédé le tracte et l’aide dans les montées. Nous traversons une grosse rivière, et il nous reste encore quelques montées avant de rouler sur une portion de 25km de plat. Mais les routes ne sont bien sûr pas goudronnées et pleines de pierres, ce qui rend la section pas vraiment agréable. Nous nous mettons en mode « aspiration », les uns derrière les autres, Dédé tracte toujours Stef (entre ses poses caca) il ne va vraiment pas bien.

Une usine, et non l’organisation, nous  a préparé un ravito au bord du chemin, super sympa ! le temps que Stef fasse un somme (on égaré la photo, mais elle vos le détour... on la cherche), nous nous ravitaillons et nous prenons des photos avec les Costa ricains qui nous proposent cette pause très sympathique.  

Puis on repart, un peu trop à fond : Patrick prend l’orientation seul, car Stef ne peut plus trop gérer la carte avec son état. Dédé tracte toujours Stef. Il reste une dizaine de km, que nous pensions assez plat avant de finir la section. En fait ce ne sera qu’une succession de longues cotes interminables,  de par leur pente, leur longueur, et surtout du fait que Stef soit malade, et Dédé est toujours très généreux dans l’effort pour le tracter.

On arrive un peu après la tombée de la nuit au gymnase où a lieu la transition et le stop de 4h obligatoire, avant le trek de 90 km.

Malgré les nombreuses pauses que nous avons faites, et que Stef soit malade, nous finissons le vtt en 20h30, un très  beau temps !

    IMGP2588La pause de 4h…. tout de suite, direction les médecins pour Stef qui aura le droit à une perfusion. D

es rumeurs sur l’organisation un peu bancale et les conditions climatiques en montagne laissent penser que le départ ne va pas être pour tout de suite.

 

De toute façon, on va prendre une pause plus longue que les 4h obligatoires.

 

Dans un gymnase assez aéré pour laisser passer les courants d’air très froid, je me pose dans un coin pour essayer de dormir. Ça ne sera pas très efficace, car le sol est gelé.  

    IMGP2590Dédé n’a jamais froid, et dort très bien. Jusqu’à ce qu’au réveil, un violent mal de ventre le prenne. Il aura le droit à 2 piqûres dans les fesses.

Autant dire que l’équipe n’est pas très en forme.. à part Patrick, qui n’a toujours pas besoin de dormir, et qui va fort bien ! et moi je fais ma marmotte et j’essaie de dormir comme je peux.

L’organisation nous déconseille de partir pour le trek ( il y  a de la grêle en haut, l’hélicoptère n’a pas pu aller chercher les équipes qui avaient besoin de secours, l’organisation laisse à désirer sur de nombreux points de sécurité…)et nous propose d’éviter cette section et de commander des bus pour nous amener à la section suivante le lendemain. Nous décidons donc  cette dernière option, car les barrières horaires à la fin du trek est trop courte pour être faisable, ce qui nous conduirait à être hors course.

    IMGP2596Au final, dans un flou artistique, le départ pour la section est repoussé de 2 jours, et les règles et barrières horaires pour le trek et pour le raid en général n’arrêtent pas de changer pendant ce temps…

Donc on passe tout de même du vendredi soir au dimanche midi dans ce gymnase, à attendre et essayer de se reposer. Les bus nous amènent le dimanche soir pour le départ du rafting, et nous ne partirons que le lundi matin pour la section.

 

Didier, Patrick et moi sommes motivés pour continuer le raid, mais Stef ne l’est plus du tout, entre son état de santé pas au top, et l’organisation qui laisse à désirer. Psychologiquement, ce n’est pas évident à gérer tout cela. Mais bon l'essentiel est de repartir à 4, pour finir ce raid.  

Section 8 : rafting, 33km.

    IMGP2608Toutes les équipes (qui furent neutralisé au Pc précédent) partent en même temps, sur une rivière très belle, mais où le niveau de l’eau est assez bas. Comme nous sommes à 8 par raft, ça coince de temps en temps sur les rochers. Sur une portion un peu plus mouvementée, Stef qui est l’arrière, est projeté hors du raft.

Après 4h30 de raft, c’est la section kayak que nous redoutons assez…

 

Section 9 : 89km de kayak. Départ à 11h00.

Nous redoutons cette portion car elle s’annonce longue, très longue.

On commence par 6h de kayak de descentes en rivières, c’est-à-dire à peu près 30 km. A 18h, il nous reste donc plus que 59km …et ça ne s’annonce pas vraiment passionnant : une longue ligne droite, sur un canal en parallèle de la mer, de nuit. Donc 59 km.. si on tente de faire des calculs : entre 10 et 13h de kayak…

    IMGP2431Effectivement ça va être très long. Après avoir fait quelques km avec DD, je suis repassée à l’avant du kayak de Stef. Patrick et Didier mettent l’ambiance : ils nous chantent tout le répertoire musical français qu’ils connaissent, ça aide un peu dans ces moments longs.

On fait quelques pauses assez  courtes pour reposer le  haut du corps, on ne voit pas du tout où nous en sommes, il y  a des équipes sur la rivière également, qui font quelques pauses dodo / récupération, comme nous. On voit les yeux rouges des crocodiles dans la rivière près des berges, il y en a partout.

Quand nous pagayons, Didier essaie de motiver les troupes « on pourra dire qu’on a fait plus de 200km de kayak.. ». Stef craque, moi je ne suis pas beaucoup mieux mais j’intériorise ce que je ressens, même si l’effort du kayak me donne envie de vomir tellement c’est long et interminable.

Dédé vient nous sauver : il attache notre kayak et nous tracte sur quelques km pour que Stef se repose mentalement et physiquement.
Puis c’est reparti pour pagayer normalement. Et magique, nous apercevons au loin des lumières qui doivent correspondre à un village, et à une balise encore un peu plus loin !
 Et c’est un énorme soulagement de voir ces lumières !   Il nous reste encore quelques km de kayak pour aller trouver la balise au niveau d’un lodge /hôtel.  On fera une petite pause-café même ; proposé par l’hôtel, avant de repartir par le même chemin (parce qu’ils nous font faire un aller retour, 89 km de kayak n’étant pas suffisant…)  

Il fait toujours nuit, Il restera  2 heures de kayak, IMGP2613avant de les poser et ne plus jamais les revoir. On finit dans un canal plus étroit, et il fait jour quand nous arrivons à l’endroit plein de boue où l’organisation nous propose de faire la transition.  

Après avoir ranger le kayak, c’est parti pour un petit trek sur un chemin très boueux.

 

 

 

 

 

IMGP2625

Heureux de retrouver la terre ferme, et de ne plus faire de kayak, nous avançons sur un bon rythme, malgré le fait de s’enfoncer dans la boue parfois jusqu’aux genoux (pour moi). Quand nous sortons de la forêt et nous rejoignons une piste, nous sommes assez frais pour courir. Le parcours ne fait pas vraiment rêver, des gros chemins plats et droits. Dédé retrouve ses douleurs d’estomac, puis c’est au tour de Stéphane,  donc nous alternons  entre marche et course à pied.

 

Les cartes sont toujours très fausses, et les distances ne correspondent pas, la fin est donc toujours un peu plus loin. Mais nous croisons des équipes en vtt qui nous encouragent, et nous précisent que la fin est proche.

    IMGP2637Sur la transition, on prend une douche rapidement, on remonte les vtt. Dédé est encore en plus mauvais état qu’au moment de la pause de 2 jours. Il a besoin d’une pause pour dormir et pour que son estomac s’en remette. On décide de faire quelques km pour rejoindre un village et faire une plus grosse pause dodo et pour manger. Sur le chemin défoncé, une incompréhension entre Dédé et Stef les poussent à aller toujours plus vite, et même beaucoup trop vite, presque 25 km/h pendant 20km. La pause est très attendue par Dédé, et le village un peu loin, mais nous y arrivons enfin. Dédé dort, moi aussi (dès que je peux en fait ), et Patrick nous propose un super repas, où je mange les meilleures bananes plantins que je connaisse !  

 

On fait une bonne heure de pause, et puis c’est reparti. On se refait une pause peu après car Stef a une grosse envie de vomir.

IMGP2585

On est rejoint par quelques équipes, et nous allons jardiner un bon moment avant de trouver la route qui n’est pas sur la carte, et qui doit nous amener à la frontière du costa rica avec le Panama.
Une fois que la route est trouvée, nous avançons à un bon rythme, mais la route est encore bien longue, et pas du tout agréable car c’est une piste avec des gros cailloux et s’assoir sur la selle est assez peu agréable à ce stade de la compétition.  

 

 

IMGP2642La nuit arrive, les singes hurleur crient autour de nous. Après un stop sandwich / riz, et un petit somme, nous repartons dans la nuit, sur des routes toujours défoncée. On traversera une rivière avec une barge qui nous attend, pour aller poinçonner la balise de l’autre côté. Ensuite, c’est une section boue ++, ce qui ne plait pas énormément à Pat.

Il nous reste une balise à trouver avant de finir le vtt. Ce ne sera pas la plus facile… surtout dans la nuit. Après avoir fait quelques km en aller-retour, nous décidons de nous poser dormir pour attendre le jour et trouver le chemin qui devrait être là où nous sommes mais qui n’est pas là.

    IMGP2650De jour, nous le trouvons beaucoup plus facilement, et c’est un chemin dans la boue au travers des champs (le chemin n'existe plus donc au cap). On est avec 3 ou 4 autres équipes qui cherchent désespérément la même chose que nous (mais sans aucun point de repère pas évident de la choper...).

 

 

On va encore jardiner un bon moment, puis on prend le chemin inverse en pensant oublier la balise et aller directement vers l’arrivée.

    IMGP2651Mais Stef veut checker une dernière idée avant de repartir, et ce sera la bonne ! la balise est là, de l’autre côté de la rivière, et il y a deux troncs super glissant pour la traverser avec les vtt… nous prendrons l’option «  je me baigne pour traverser la rivière avec le vtt sur le dos »… et direction l’arrivée de la section. Plus qu’une dizaine de km !    

A la fin du vtt, c’est une tyrolienne dans les arbres qui nous attend, et même un parcours avec 5 tyroliennes différents, puis une section rafting dans une rivière qui est peu rapide, autant dire qu’il faut encore pagayer et que ce n’était plus prévu ni dans la tête ni dans les bras..

Et enfin 300 m à pied, et nous arrivons après 10 jours de course (dont 3 jours de stop)).

Lucie

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Ce fut un raid hors norme comme rarement il s'en est fait. Surement trop dure (dixit les 1er) ... Chose qui est certaine c'est qu'il existe sur la planète des raids bien plus intéressant à faire et mieux organisé...

Lucie pour son 1er Raid type coupe du monde fut carrément très forte, Didier a su porté "jambe et bras" fort pour soutenir Stéph quand il était malade (soit quasi tout le temps), Pat à gérer la course par sa grande expérience de sportif. Steph a fait du mieux possible mais ce fut une de ces pires prestations en raid...

Steph.A

Ps : N'hésitez pas à lire le mot du président de la fédération de raid nature H.Simons paru sur le site de la fédé.

 

Sinon pour l'état de santé de l'équipe :    

Didier vas mieux.

Pat est toujours à fond et souhaite en refaire un.    

Lucie a déjà programmé d'autre course (des Tri-blanc)

Stéphane ... Haaaaaaa ça ne vas toujours pas ... Steph a chopé une Bactérie (la Yersinia entercolitica)qui lui a attaqué l’intestin, il en soufre toujours et à toujours la diarrhée et des maux de ventre, maux de tête ainsi que des poussés de température. Le traitement, il n’y en a pas vraiment (des antibiotique pour que ça ne dégénéré pas), mais cela peut durer jusqu’à 3 mois…

 

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Published by Team raid74
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